Texte libre

Ce blog réalisé par l' Association Patrimoine Sportif et Mécanique est dédié à la mémoire de l'autodrome de Linas/Montlhéry et vise à sensibiliser sur l'importance de ce haut lieu du patrimoine automobile mondial. 

Hors de toutes polémique sur son utilisation, nous tentons de mobiliser les personnes et les organisations sensibles à l'importance de la mémoire de ce lieu, pour essayer de mettre en place un lieu de mémoire et d'échange d'information sur son histoire et pour préserver les archives et la mémoire de ce lieu mythique.

Ce blog est ouvert à tous ceux qui veulent contribuer à cette noble cause, nous publions ici toutes les informations qui pourront être en relation avec cet autodrome et les personnages qui y sont liés.

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Pascal Pannetier 

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Lundi 2 juin 2008


Faites un tour de l'anneau de l'Autodrome en Simca de course 1949!



par Marc Douëzy publié dans : autodrome
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Samedi 24 novembre 2007
Le créateur de l'autodrome de Linas Montlhéry est Alexandre Lamblin, il est né le 9 février 1885. Sa famille était originaire du Pas de Calais, lui est né à Ronchin dans le Nord, son père était brasseur, il avait 5 frères et 2 sœurs.
 
Pour plus de détails :
 
Généalogie visible sur http://titanne.free.fr/lamblin.php et http://www.geneastar.org
 
Après ses études dans le nord, il a travaillé dans l’aviation chez Breguet à Villacoublay et ensuite il a crée une fabrique de radiateurs de refroidissement (avec une technologie de son invention) pour avions et automobiles. Le fort développement de l'aviation pendant la guerre lui a permis une réussite rapide et confortable. Lui permettant par la suite de crée le journal "L'Aero-Sport".
 
Quand vers 1923, il décide, de relever le défit de la construction de l'autodrome, il est loin d'imaginer le destin qui l'attend.

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Il aboutit enfin en octobre 1924, après des travaux titanesques, mais, ce n'est qu'une première étape. Il se rend vite compte, que l'anneau est insuffisant, qu'il faudra lui ajouter une piste, pour pouvoir accueillir les grandes compétitions. Et pourtant il a déjà investi, toute sa fortune, 3 millions de francs. Il lui faut faire des appels de fonds, par émission d’actions. Un premier appel pour la création de la société anonyme "L'autodrome parc national des sports" s'élevait à 10 millions de francs en juillet 1924. 




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Devant le coût faramineux des travaux d'extension, une seconde émission d'actions sera nécessaire en octobre 1924 pour porter le capital à 20 millions de francs. Il y en aura encore d’autres par la suite.

La piste de l’anneau aurait coûté 5 MF, la piste routière 12 MF, et les aménagements 5 MF, au total l’ensemble des travaux auraient coûté 25 MF de l’époque. Les chiffres ultérieurs vers 1937 donnent plutôt : 6,5 MF pour les terrains, 14 MF pour la piste de vitesse, 24,5 MF pour la piste routière, soit un total de 45 MF.

Avec l'ouverture de l'autodrome, Lamblin atteint un grand prestige, et est au sommet de sa gloire.

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Voici l'avis prémonitoire que donnais Charles Faroux, en février 1924, dans la revue Très Sport, sur la rentabilité des autodromes :
« Chicago avait une piste excellente, remarquablement comprise; large, d'un développement suffisant, avec un relèvement rationnel. On y réalisa de remarquables performances, mais ce fut un gros échec financier; d'ailleurs, il n'y a pas d'exemple qu'un autodrome ait constitué une bonne affaire au voisinage immédiat d'une grande ville; les faillites de Londres, New-York, Chicago, San Francisco et Berlin sont d'une grave éloquence. La chose parait paradoxale; elle est très normale si on veut réfléchir. Prenez Paris par exemple: un Grand Prix automobile n'y peut avoir lieu qu'un dimanche et on ne peut y courir qu'en belle saison. Ce jour-là, il y aura ou le Grand Steeple ou le Derby à Chantilly ou le Grand Prix hippique à Longchamp; trois vélodromes joueront et d'innombrables réunions athlétiques sollicitent les gens de sport. La clientèle n'est pas illimitée. En outre, à Paris, comme à Chicago ou à Londres, la question atmosphérique joue un rôle considérable; vingt ans d'expériences l'ont prouvé; il pleut un dimanche sur deux...»
 
Malgré un succès populaire incontestable qui fait déplacer des foules pour les plus grands évènements. Très vite le circuit s’avère non rentable. Les courses secondaires attirent peu de mode. Et les charges permanentes, son trop lourdes. La société de l'autodrome fait faillite le 13 janvier 1928 soit moins de 4 ans après l’ouverture, elle était débitrice d'environ 1 300 000 Fr envers la BNC.
 
Un syndic M. Rempler, est nommé, pour permettre la continuité de l’activité, mais les choses traînent en longueur sur plusieurs années. La période n'est pas propice pour sauver l'autodrome. La perte de confiance due à la crise boursière de 1929 au USA, affecte la consommation et les investissements en France au début des années 30. Les investisseurs ne peuvent plus rembourser et causent des pertes sèches, ce qui conduit les banques à restreindre leur crédit. Les grandes entreprises connaissent alors des difficultés de trésorerie croissantes. Les plus faibles font faillite, ce qui accroît la fragilité des banques. Un très grand nombre de constructeurs automobiles n'y survivront pas.
 
Cette faillite entraîne des difficultés chez les sociétés qui ont participé à la réalisation de la piste routière, et qui n'ont pas été payées. Par exemple la faillite de l’autodromeempêchera la SGE de tirer profit du succès de son département émulsions.
 
En 1930 M. Lamblin tombe malade. Il est obligé de liquider sont journal « Le Sport » (anciennement Aéro-Sport). En 1931, il a encore un peu l’espoir de trouver une solution pour l’Autodrome. Il contacte la revue du MCF pour relancer la souscription pour un monument en souvenir du pilote Ascari, malgré sa situation financière personnelle très difficile, il propose d’y contribuer personnellement. Il essaye désespérément de trouver des soutiens, mais toutes les portent se ferment devant lui, et sa maladie limite ses possibilités de réaction. Elle est probablement la conséquence, des tracas engendrés par sa situation.

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Finalement il décède des suites de sa maladie à l’age de 48 ans en 1933, au Touquet, ruiné sans avoir réussi à trouver les aides et les soutiens suffisants pour relancer l’Autodrome. Il avait eu 2 enfants Christian et Michel Lamblin. Sa famille restera démunie, il a tout perdu, même les brevets sur ses inventions. C'est le propriétaire de la villa où il résidait au Touquet qui a déclaré à la mairie son décès. 
 
 
Il repose désormais dans le cimetière de Ronchin dans le Nord.

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La mairie de cette ville est établie dans l'ancienne maison de la famille Lamblin surnommée "le château Lamblin".

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Sa fin est à rapprochée de celle tout aussi terrible d'André Citroën, qui à la même période, finira ruiné et malade, dans des conditions similaires.
 
Avec l’aide de grandes firmes liées à l'automobile, qui vont l'utiliser la piste pour la mise au point de leurs voitures, un entretien sommaire va pouvoir être apporté au circuit, ce qui permettra d'y organiser le Grand Prix de l'ACF de 1931, puis ceux de 1933 à 1937. 
En 1938 l’autodrome est sur le point d’être vendu par lots en liquidation judiciaire. Sous la pression de personnalités civils et militaires et à la suite d'une grande campagne médiatique, le Ministère de la Défense, qui utilisait aussi ce circuit pour former ses conducteurs et motocyclistes, se porte acquéreur du domaine de l’autodrome pour éviter un morcellement et sa disparition. L’état déboursera en 1939 12 MFr pour cet achat. 

Archives :
Il existe des archives de cette faillite au Centre des archives du monde du travail à Roubaix, référence du dossier : Autodrome (L') : 703 d.1., qui contiennent les dossiers d'une des banques créditrices. Mais malgré une demande écrite à cette banque, l'accès au dossier nous à été refusé.
 

Remerciement à Bruno qui c'est déplacé à Ronchin et au Touquet pour prendre ces photos.
par P. Pannetier publié dans : autodrome communauté : Pour les passionées d'autos
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Lundi 29 octobre 2007
 
Suite aux nombreux accidents survenus au début du siècle, lors des courses sur routes de villes à villes comme Paris-Madrid et autres. Le gouvernement français menace de les interdire, quelques solutions sont envisagées comme pour la coupe Gordon Bennett en 1905, où un circuit temporaire est utilisé en Auvergne, mais qui traverse quand même villes et villages. D’autres pistes temporaires sont utilisées plus régulièrement comme au circuit de la Sarthe de 1906 à 1913. Des essais de revêtements y avaient été testés, une partie en asphalte, un autre tronçon en planche. Pour 1907, l'A.C.F. organise son Grand Prix sur un circuit de 77 Km autour de Dieppe.
 
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Le 17 juin 1907, les Britanniques inaugure à Brooklands le premier circuit permanent consacré exclusivement aux sports mécaniques en Europe.
 
En septembre 1907 l’A.C.F. craignant l’interdiction des courses sur route, met à l’étude un projet d’autodrome permanent (il faut comprendre circuit routier permanent). Les conditions fixées sont les suivantes : piste d’environ 40 Km, d’une largeur de 10m, avec de nombreuses pentes dont une au moins de 2 Km à 10%, et des lignes droites de 2 Km (il n’est pas envisagé de virages relevés). En 1908 le GP de l’ACF est à nouveau organisé à Dieppe, les Français sont encore battus sur leur propre terrain. C'est un Allemand sur Mercedes qui l'emporte devant deux Benz, le premier français est 4eme sur Clément Bayard. C'en est trop pour les constructeurs français qui décident de se retirer de toute compétition. Le Grand Prix de l'A.C.F. 1909, prévu à Angers, n'aura pas lieu et il faudra attendre 1912 pour retrouver le Grand Prix à Dieppe. 

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En 1909 une proposition d’autodrome est soumise par la région du Morvan, qui propose l’installation d’un circuit entre Avallon et Vezzelay. Il est déjà question d’en faire un lieu d’essai pour les constructeurs et même de créer un organisme charger de tester les modèles et de remettre des certificats d’épreuve, extrait d’un texte de 1909 donnant des arguments pour le projet du Morvan : « Ne serait-il pas intéressant de donner aux acheteurs, des garanties spéciales pour chaque voiture vendue ? N’augmenterait-on pas la facilité des transactions, si les constructeurs pouvaient, en présentant une voiture, certifier qu’elle a subi victorieusement des épreuves bien définies ». 
 
Autodrome-Morvan-1909-r--duit.jpg

A cette époque on s’inquiète déjà de la concurrence croissante des constructeurs étrangers et des projets d’autodromes dans d’autres pays d’Europe, qui leur permettrait de prendre l’avantage. Les projets en France n’aboutiront pas. Un autre problème à l’époque, concerne les tests sur routes. Les constructeurs et garages essaient leurs voitures sur les routes avoisinant les usines et garages, ce qui présente une gêne et un risque important. Très peux ont leur propre centre d’essais.
 
Les compétition en Europe connaissent une crise et à part la Targa Florio en Italie, les seules grandes courses se déroulent aux Etats-Unis où plusieurs autodromes sont réalisés, l'autodrome d'Indianapolis est construit en 1909 et en 1911 ont lieu les premiers "500 miles d'Indianapolis". La France est très en retard dans ce domaine à l’époque. 
 
En France les Grand Prix reprennent donc à Dieppe en 1912, victoire de Boillot sur Peugeot. C'est en Picardie, au sud-ouest d'Amiens que sera couru le Grand Prix de 1913, Boillot y obtient une nouvelle victoire avec un doublé Peugeot. L'A.C.F. choisit pour 1914 un circuit près de Lyon, c’est Mercedes qui y remporte un triplé sur pneus Continental, (on imagine que le patriotisme en a encore pris un coup). Dés 1913, suite à la victoire du Français Jules Goux sur le circuit des 500 miles d’Indianapolis aux USA au volant d’une Peugeot L.76, les journaux réclames un autodrome en France, en 1914, des projets voient le jour, mais sont abandonnés avec le début de la guerre. Avec la guerre les courses sont devenues impossibles.
Les 500 miles d'Indianapolis et la Targa Florio en 1919, seront les premières courses de l'après-guerre. Peugeot remporte les deux courses dont André Boillot en Italie, le frère de Georges qui a trouvé la mort en combat aérien durant le conflit. En 1920 la France organisent au Mans une Coupe des voiturettes que gagne Friedrich sur Bugatti. Il faut attendre le 27 juillet 1921 pour retrouver le Grand Prix de l'A.C.F. Il sera couru sur un nouveau circuit au Mans (proche de celui qui deviendra célèbre pour les 24 h.). Mais toujours pas de circuit permanent. En 1922 l’Europe adopte la Formule 2 litres, ce qui marque une séparation de avec le nouveau Monde. Les circuits européens se développent avec l'A.V.U.S. à Berlin en 1921 et Monza près de Milan en 1922. Cette année là le Grand Prix de l'A.C.F. a lieu près de Strasbourg avec une nouveauté, le départ en grille. L’année 1923 voie le premier Grand-Prix d'Europe, disputé en Italie. Le Grand Prix de l'A.C.F. à lieu à Tours. Le premier Grand Prix d'Espagne est organisé sur le nouvel anneau de vitesse de Sitges à Barcelone en 1923 (en faillite dés 1925), c’est aussi la même année la première édition des 24 heures du Mans. En 1924, le GP de l'A.C.F, se dispute près de Lyon, il est retenu comme Grand Prix d'Europe.
 
Les projets d’autodrome sont à nouveaux d’actualité en France après la guerre, des magazines comme l’Aéro-sport et Automobilia en réclame un. C’est alors vers 1922-23 qu’Alexandre LAMBLIN décide sur un pari de lancer lui-même un projet d’autodrome. Il se met à la recherche du lieu idéal. Plusieurs projets d’Autodrome sont envisagés un premier à Saint Prix prêt de Montmorency, un aussi à La Ferté-Vidame (Eure et Loir) et un autre sur le plateau de Buc (6 Km en triangle), mais ils ne verront pas le jour. 

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Après avoir étudié ces différents emplacements, une visite au domaine de Saint-Eutrope a lieu en décembre 1923 (sous la neige). Il se porte acquéreur de ce domaine situé sur le plateau de Saint-Eutrope, à Linas en région parisienne. Deux études sont menées de front et c'est la moins coûteuse, celle prévoyant un anneau de 2,5 Km de longueur, éventuellement complété par un circuit routier extérieur, qui est retenu.
 
Un autre projet d’autodrome voit le jour à la même époque à Miramas près de Marseille, il ouvrira quelques mois avant celui de Linas le 13 juillet 1924.
 
par P. Pannetier publié dans : autodrome communauté : Pour les passionées d'autos
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Dimanche 14 octobre 2007

 Mémoires des stands est un blog dédié aux souvenir liés au courses automobiles en France.

En ce moment il publie toutes une série d'articles sur l'Autodrome, auxquels de très nombreuses personnes ajoutent des commentaires, ce qui enrichit le débat, et met de l'animation.

Pour voir toutes les pages sur ce circuit déjà publiées sur ce blog
http://memoiresdestands.hautetfort.com/circuit_de_linas-montlhery/

A découvrir tout spécialement cette série d'articles sur les 1000km de Paris de 67 à 70 :

http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/05/08/remember-montlhery-1-1000-km-de-paris-1967.html

http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/07/04/se-souvenir-de-montlhery-2-1000-km-de-paris-1968.html

http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/10/11/se-souvenir-de-montlhery-3-1000-km-de-paris-1969.html

http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/10/15/35-ans-jour-pour-jour-les-1000-km-de-paris-1970.html

paris696.jpg
par P. Pannetier publié dans : autodrome communauté : Pour les passionées d'autos
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