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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 09:18

Suite de la série de six articles sur les Derby-Miller
par cette page consacrée à George Stewart
(alias Léon Duray),
les autres articles suivront bientôt.

Sommaire de la série :
 
1- Miller un maitre de la vitesse
2- Leon Duray le diable Noir
3- Derby les tricyclecars et voiturettes
4- Les Derby traction avant brevet Etienne Lepicard
5- Douglas Hawkes et les Derby Miller
6- Gwenda Stewart les records au féminin


Duray from Miller by Borgeson 1

George Stewart était un pilote agressif et un mécanicien de talent. Il était aussi un musicien de Jazz, il jouait de la batterie dans le groupe "Jerry Rogers and his Orchestra", ce groupe prit son bolide de course comme emblème.

 

Au moment où il passe aux courses sur Speedway, les organisateurs ont trouvé une idée intéressante pour faire de la publicité pour leurs épreuves, ils pensaient que la participation d'un Français apporterait une touche d'exotisme qui serait bonne pour que la presse en parle et pour attirer du monde. Faute d'en trouver un vrai, ils vont l'inventer et voila comment ce pilote américain prend le nom de Leon Duray, et s'habille tout en noir (on n'est pas loin de la mise en scène des matches de catch).

 

Pour l'anecdote, George Stewart avait choisi son pseudo en hommage à Arthur Duray, pilote belge d'avant la "1ere guerre".

 

Leon Duray atteint 128 mph en 1927 à "La brick yard" d'Indianapolis, ainsi appelée parce qu'à l'origine la piste de cet anneau était en briques.

 

Il monte une équipe, avec l'aide d'un sponsor Packard Electric, pour financer ses courses et achète pour cela trois nouvelles Miller une 122 à propulsion arrière et deux 91 à traction avant. Après de mauvais résultats en Indy, il prend le bateau pour la France avec les deux "Packard cable special" Miller 91 à traction avant en 1929. Et va à Arpajon et à Montlhéry pour y établir quelques records avant de partir en Italie à Monza pour participer à des courses.

 

Duray from Automobile Quarterly, Vol 21, #2, an article abo
Leon Duray le diable noir dans sa spectaculaire 1929 "Packard cable special" Miller 91 traction avant.

 

Ce nom de "Packard cable special" vient en fait de son sponsor, qui est une filiale du groupe Général Motors et une sous division de Packard spécialisée dans les câblages électriques pour l'automobile.

 

Cette année là il obtint le record du kilomètre lancé à Arpajon en classe F à 222 km/h, puis en Italie le record du tour à Monza en septembre, mais il cassa pendant la course. La presse française l’a surnommé le "diable noir".

 

p2

La vitesse de pointe des Miller sur ce circuit
de Monza impressionna Ettore et Jean Bugatti qui échangèrent les 2 Miller de Duray contre trois Bugatti 43 plus une certaine somme d'argent. Les moteurs 1500 des Miller furent passés au banc à Molsheim et donnèrent plus de 200 chevaux lorsque la puissance du 1500cc maison ne dépassait guère 150 chevaux.

 

Bugatti s'inspira donc de la forme de la culasse des Miller et adopta la distribution par double arbre à cames en tête mais garda le compresseur classique de type Roots, plus adapté aux courses sur circuit que le compresseur centrifuge des Miller.

 

Ces types de moteur plus moderne équipèrent ainsi les Type 50 et 51. Le diagramme de distribution était très directement inspiré de celui des Miller. Le fils d'Ettore Bugatti racontera après guerre, qu'en fait son père était surtout intéressé à l'époque par le système de traction avant, il avait dans l'idée de mettre au point un modèle quatre roues motrices, qui verra le jour en 1932 avec la Type 53, mais avec un principe différent. Les deux Miller étaient toujours présentes, et complètes, mais un peu rouillées, dans l'usine Bugatti quand elle a été démantelée en 1954 et un diplomate Danois les a rachetées.

 

De retour aux USA avec les Bugatti, Léon Duray s'installa quelques temps à Los Angeles comme revendeur Bugatti pour les écouler.


record miller léon duray mirroir des sports 13 ao-copie-3 

Bibliographie :

 

http://anselin.canalblog.com/archives/2009/01/16/12089652.html

 

 

 

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Published by P. Pannetier - dans Records
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commentaires

ii-st3ve57-x 25/02/2010 23:33


Salut, bien ton blog.

Bonne nuit, Steve