Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 12:48
- Par P. Pannetier

Article déjà publié dans le n°17 du magazine Route Nostalgie.
http://www.routenostalgie.org

Après la guerre de 40 des mécaniciens de courses avaient crées une association pour leur permettre d’avoir une certaine représentation auprès des organisations de courses et pour s’entraider c’est l’A.M.A.C. Cette association est très peu connu et n’a pas laissé beaucoup d’informations sur son existence. Nous avons réussi malgré tout à retrouver quelques éléments pour faire revivre un peu cette époque.

Carte de membre de l’AMAC de 1949, le dessin humoristique du mécano au béret qui démarre un moulin à café, montre bien, l’ambiance qui régnait dans l’association, l’adresse de l’association était celle du garage Lacour. Ccollection P. Pannetier.

Quelques adhérents de l’A.M.A.C. :
Président : Fernand Lacour
Secrétaire Général : Lincau
Membres : Lescudé, Louis René Deytieux (dit Chiquito), A. Blondeau, ... 
des pilotes étaient aussi membre comme Pierre Flahault, ...

Plaque en bronze, d’un des adhérents de l’AMAC. Collection P. Pannetier
 
L’amicale permettait de négocier différente avantages pour les mécaniciens, notamment l’obtention de primes lors des compétitions et l’amélioration du séjour lors des week end de compétition, en obtenant des tentes ou des chambres pour coucher et chaque année était organisé un repas, pour la convivialité, ...

Un des banquet annuel de l’A.M.A.C., a droite on distingue Fernand Lacour, président de l’association, à côté de lui René Deytieux dit «Chiquito», un des mécanos de son garage. Etait présent aussi Crespin, pilote détenteur d’un record Alger le Cap sur Delahaye, il était devenu secrétaire d’état aux sports.

Les repas annuels de l‘AMAC avaient lieus chez Colibet une buvette de l’autodrome qui était situé à droite de l’entrée des piste derrière le virage relevé. Beaucoup de repas d’après course de pilotes ou de mécanos se passaient dans ce lieu, dans une ambiance très conviviale.
 
Autre rendez-vous traditionnel des membres de l’AMAC et du garage Lacourd, où ils y avaient leur table réservée, c’est le bistro chez Murat à Levallois. Au même endroit venaient aussi les gens de la « Photo », qui travaillait pour différents magazines. Le patron était un Auvergnat d’origine, tous les soirs c’était le rassemblement des chauffeurs de taxis auvergnats de Paris, ils y venaient nombreux toute l’année béret sur la tête, pour manger la soupe et parler patois. Levallois était un haut lieu de l’automobile, des carrossiers, des garages, des usines automobiles et plusieurs compagnies de taxis s’y trouvaient.
 
Dans certaines courses, les mécaniciens des voitures bien placées touchaient des primes. Par exemple au Grand Prix de Paris organisé sur l’Autodrome de Montlhéry en 1948 par l’AGACI : Le mécanicien du 1er pilote Giraud-Cabantous a touché 8000 francs, celui de Chiron 5000, celui de Chaboud 4000, de Mairesse 2000, celui de Huc 1000 et une prime supplémentaire de 1000 francs au premier et 500 au second par la firme de pistons « Borgo». Le même jour lors de la coupe d’argent primes offertes par l’A.M.A.C. : Mécanicien de Trintignant (Albert A. Pain) 4000 francs, celui de Orley (Koenig Cherel) 2500, de celui du prince Igor Troubetskoy (Albert A. Pain) 2000, celui d’Emart (N.O.N.O Naphra Course) 1000 et celui de Bonnet 500. En plus une prime supplémentaire de 1000 francs au premier et 500 au second par la firme de pistons « Borgo».
 
Avantages réservés aux mécaniciens membres de l’AMAC aux 24 heures du Mans : ils bénéficiaient de tentes proches des stands et de places dans des tribunes au dessus des stands. Les pilotes des années 46-50, n’étaient pas mieux logés, ils disposaient aussi d’une tente et à l’extérieur d’un robinet pour leur toilette.
 
Anecdote au 24 heures du Mans rapportée par M. Clin : le mécano Gallienne, fatigué par une journée de course éreintante, avait décidé de se coucher de nuit à l’arrière d’une camionnette. Au petit matin, il raconte qu’il a très mal dormi et qu’il était frigorifié, et demande vite un lieu pour se réchauffer. En fait sans se rendre compte, il s’était endormi sur des sacs de jute, qui en fait contenaient des pains de glaces, en réserve, destiné à réfrigérer des boissons ou des aliments.
 
 
Mécano de l’A.M.A.C. en action, ici qui prépare une Delage devant les garages aménagé sous la piste, de l’Autodrome en arrière un camion aux couleurs des pneus Englebert. Les pilote à l’époque avait souvent une côte blanche, les mécanos des côtes bleues. Collection P. Pannetier
 
Quelques autres noms de mécanos de l’époque et les pilotes correspondants :
(on ne sait pas s’ils étaient membres ou non ?)
• Denot (dit Bibi) et Robert, Lubin de l’écurie France de Paul Vallée pour les pilotes Chiron, Giraud-Cabantous et Mairesse ;
• Dulac pour le pilote E. Martin ;
• Regnier pour le pilote Chaboud ;
• Turrari pour le pilote Pozzi ;
• Germain Barrachi pour le pilote Sommer ;
• Josseau pour le pilote Louveau ;
• Marius Banereux pour le pilote Etancelin ;
• Brebant pour le pilote Levegh ;
• René Deytieux (dit Chiquito) pour le pilote Meyrat ;
• Higot pour le pilote Grignard ;
• Bauchet Marcel pour le pilote Rosier ;
• Gatineau (dit Nono) pour le pilote Raph ;
• Athos , Querzola, Libere, Teso, Lauris, Bentini, Gabriel Beausser, Léon Fiebre pour l’équipe Simca-Gordini pour les pilotes Trintignant, Manzon, Nino Gordini
 
Ils sont souvent regroupés par familiarité de région, de langue ou de pays, Italiens, Landais, ...
 
Quelques records de mécanos (à remettre dans le contexte de l’époque) :
extrait du numéro 36 de « L’automobile » en 1949
16’ pour changer une roue par Antourne mécano du pilote Caïkowski au circuit des Comminges en 1933.
22’ pour effectuer un ravitaillement de 100 litres d’essence, à Reims par Sineau, mécano de J.P. Wimille.
1h23’ pour changer 4 roues, faire un plein d’essence, vidanger et faire le plein d’huile et d’eau par Fernand Lacour, au grand prix de l’A.C.F. 1936 pour son pilote Mongin.

Extrait d'un article paru dans n° Spécial de « L’Automobile » n°36 de 1949 :
La veille du grand prix de l’A.C.F. 1936 Mongin casse son moteur, son mécano Fernand Lacour durant la nuit a démonté, réparé et remonté le moteur, et tout était prêt pour la course. 12 heures de nuit pour changer un réservoir de 160 litres, pointe arrière d’une monoplace de Chaboud, par le mécano Bouillac.
 

Par la suite Fernand Lacour sera chargé des contrôles moteurs aux 24heures du Mans dans les années 50-60, c’est lui qui plombait les moteurs avant la course. La veille du week end des 24h son garage était fermé, et tous ses mécanos étaient au Mans.
 

Une grande majorité de pilotes, véritables gentlemen’s driver, courraient en amateurs avec leur propre voiture, qu’ils faisaient entretenir dans de petits garages, spécialisés comme le garage Lacour à Levallois spécialiste Delahaye. La 1ere victoire du pilote Meyrat à lieu à Montlhéry
le 26 octobre 1947 à la Coupe d’Automne, sur une Delahaye, à sa droite son épouse et au dessus Chiquito son mécano. Collection P. Pannetier
Les autres courses de Pierre Meyrat http://www.ultimateracinghistory.com/racelist2.php?uniqid=2316
D'autres détail sur cette course de 1947 http://www.forix.com/8w/40s-france47-1.html

 

Un certains nombres d’objets ont été réalisés avec l’emblème de l’amicale : badges de calandre, pin’s, pendentifs, grandes plaques émaillées, plaques en bronze, ... Le b
adge de calandre de l’AMAC est sur une Delahaye 135MS ayant appartenue à Raymond Sommer, on ne sait pas si le badge y était déjà à l’époque ou elle appartenait à ce pilote ?

Remerciement pour leur aide à Pierre Clin gendre de Fernand Lacour et au pilote Pierre Flahault.
Communauté : Pour les passionées d'autos - Publié dans : Histoire
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