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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 12:22


 

Je recherche des informations sur son parcours entre juillet 1952 et sa participation aux coupes du Salon à Montlhéry en octobre 1955. Piloté par Giraud Cabantous, victime d'un accident, elle fut pratiquement détruite, ( il existe au moins une photo de cet accident ). Ce qui est certain c'est qu'entre le record de 1952 et cette course de 1955, le moteur fut profondément modifié. 

 

Lorsque j'ai acheté la voiture, j'ai trouvé le moteur avec un taux de compression de 8'6 au lieu de 7'2, elle était équipée de 4 Solex double corps de 35 mm, à la place des Zénith simple corps. Je possède les culasses au taux 7'2, mais pas les pipes et carburateurs Zénith simple corps correspondants que l'on voit sur les photos.

 

On ne trouve pas non plus d'informations sur le remplacement de la boîte (Ford Vedette) par une boîte Pont à Mousson 4 vitesses dont elle est équipée. Je possède une culasse en coupe et 2 culasses brutes de fonderie. De la carrosserie d'origine, je possède une portière. J'ai rénové entièrement toute la mécanique, et le refroidissement qui avait disparu.

 

Je n'ai pas reconstruit la carrosserie d'origine pour plusieurs raisons :

1- Il n'est pas possible de trouver un pare-brise de Cette forme en Triplex. Condition incontournable pour obtenir une carte grise de route. J'ai la carte grise normale, ainsi que le certificat de contrôle technique.

2- Une telle reconstruction demandait un budget vraiment trop élevé. 

3- D'autres raisons personnelles se sont ajoutées à cela.

 

J'ai donc choisi une solution plus simple,  mais qui permet malgré tout de faire apprécier cette belle mécanique, pour laquelle j'ai déjà consacré beaucoup de  temps.



 

M. Louis Robin

Du Puy en Velay

Tél : 04 71 02 25 52

Tél : 04 71 05 05 43

 

Article sur ce record paru dans l'Auto-JOURNAL du 15 AOUT 1952 en page 6

 

MONTLHERY : BERCEAU de la  COMÈTE 53 ?

 

CINQ millions de francs, tel est le montant des dépenses engagées par MM. Trillaud et Simille pour apporter à un châssis Ford-Vedette de série des aménagements qui lui ont permis de battre le record de 72 heures à Montlhéry. On peut penser que l'état-major des usines, de Poissy saura considérer comme une expérience fertile en enseignements le bel effort artisanal de son concessionnaire qui n'a pas craint d'engager ses propres fonds pour apporter la preuve que le moteur de la Vedette recélait des possibilités jusqu'alors insoupçonnées.

 

M. Trillaud, lui-même, nous a confié quelques chiffres qui peuvent donner une idée de l'importance des travaux effectués pour la plupart avec des moyens de fortune et dans les propres ateliers du concessionnaire de l'avenue de Choisy.

 

La seule réalisation d'une maquette revenait à 50.000 francs, mais il convient d'ajouter 1.300.000 francs de tôlerie, 800.000 francs de pièces détachées, 850.000 francs de transformations mécaniques, 20.000 francs de peinture, les frais divers et la nourriture des mécanos se montant à quelque 200.000 francs et la seule location de la piste de Montlhéry et des frais afférents ne représentant pas moins de 1 million.

 

Voici également quelques-unes des modifications techniques essentielles qui auraient permis à la voiture de couvrir 10.000 km à la vitesse moyenne de 130 km/h.

 

Normalement latéral, le moteur devenait culbuté par l'adoption de deux culasses spéciales dont quatre carburateurs assuraient l'alimentation.

 

Pour permettre au véhicule de prendre place dans la catégorie des deux litres, la cylindrée avait dû être ramenée à 1.995 cm3 par réduction de la course d'origine. Ainsi, la puissance de la voiture en cours d'essai a pu être estimée à.93 CV, à 4.700 tours, le taux de compression initial n'ayant pas été changé. Une modification du bossage du châssis permettait le passage du tuyau d'échappement. En ce qui concerne la suspension, la flèche des ressorts arrière de la voiture avait été inversée pour permettre l'abaissement de la carrosserie et l'amélioration de la tenue de route. Dans le même esprit, les amortisseurs avaient été durcis. Deux réservoirs de 60 litres assuraient au véhicule une plus large autonomie. Au cours des essais, la consommation a pu être estimée entre 13 et 14 litres. Pour une température de 40°  au sol au milieu de la journée, les résultats suivants ont été enregistrés eau 75°, huile 80 à 85°. Notons encore l'adoption d'un pignon d'attaque comportant 11 dents au lieu de 9. Une double pompe assurait l'efficacité du freinage. Il est encore vraisemblable qu'un facteur important de réussite fut le dessin et la réalisation d'une carrosserie en durai, surbaissée et profilée, comportant notamment  un carénage en dessous.

 

Ainsi, sur la balance, le véhicule en ordre de route accusait un gain de 200 kg sur un modèle normal non chargé - 980 kg contre environ 1.180 kg.

 

Il va sans dire, qu'après tant d'efforts méritoires, MM. Trillaud et Simille se sont vus accorder un début de récompense; puisque leur voiture est actuellement "en vedette" dans le hall d'exposition de l'avenue des Champs-Elysées.

 

Une Comète 1953, digne de son étoile, sortira-t-elle de l'expérience de Montlhéry ? Un proche avenir nous le dira.

 

J. G. G.

 

Autre article d'époque :

HISTOIRE DUN RECORD

 

FORD: 10.000 km EN 3 JOURS

 

Le mot " record " est devenu d'un emploi tellement courant, tellement quotidien, qu'on finit par ne plus faire très attention aux performances qu'il mentionne. Aussi, peu de temps avant le Salon, le public a appris que le record du monde des 72 heures et des 10.000 kilomètres, classe E, venait d'être battu à Montlhéry par une FORD française, sans manifester autrement d'étonnement. Nous, qui sommes curieux par nature et par profession, avons cherché à savoir ce que représentait un tel exploit, à quels hommes et à quelle mécanique la France le devait.

 

LES HOMMES ET LA MÉCANIQUE

 

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, il n'existe pas, à l'origine, une idée publicitaire née dans le bureau " propagande " des constructeurs de Poissy. Cette idée de battre un record en partant du moteur FORD VEDETTE de série, ce sont deux " particuliers " qui l'ont eue, au cours d'une amicale conversation.

 

M. Simille et M. Ampoulié sont deux aviateurs qui ont fait connaissance sur l'herbe des terrains et parmi les difficultés de gestion d'un club aérien civil. En outre, leurs domiciles étaient suffisamment proches pour que M. Simille, en rentrant de son bureau d'ingénieur ( chez FORD à Poissy ) vienne bavarder avec M. Ampoulié, garagiste avenue du Roule, à Neuilly.

 

Si l'on n'avait parlé " moteurs ", qu'aurait-on dit ? Les qualités du huit cylindres à soupapes latérales qui équipe la VEDETTE furent souvent débattues. Et puis un jour, l'un des deux amis -- ils ont oublié lequel -- prétendit qu'un tel moteur, convenablement modifié, pourrait équiper un véhicule de grand sport, pour ne pas dire de course.

 

M. Simille, chez lui, commença à dessiner les plans des modifications à prévoir. Il ajouta des culbuteurs et diminua la cylindrée pour l'ammener en dessous des deux litres ( Casse E ).

 

Début septembre 1950, un châssis d'usine surbaissée, entrait au garage Ampoulié. Et petit à petit, de modification en modification le nouveau moteur était réalisé.

 

Les essais de carburation n'étaient pas les moins délicats. Durant trois mois, Zenith fit des essais, surveillés fébrilement par Simille et par Ampoulié. Et ce dernier assure que les résultats obtenus ne sont nullement inférieurs à ceux qu'on admire si souvent chez les Italiens.

 

Les frais de main-d'oeuvre étaient jusque là partagés entre les deux promoteurs. Mais, il leur fallut faire appel à un troisième " associé ", M. Lejeune, qui s'occupa particulièrement des accessoires. L'achèvement, les essais et la pose du moteur se poursuivirent jusqu'en février 1952, soit pendant 18 mois.

 

Quant à la caisse métallique qui provoqua, aussi, bien des projets, des Épures, des heures de travail, des frais et des soucis, elle fut réalisée en participation et achevée en mai 1952. Enfin vinrent les essais. Les calculs avaient été suffisamment réussis pour qu'aucune modification importante ne soit indispensable. Le véhicule roulait couramment à 160 km/h. Quelques retouches étaient nécessaires pour le capot. Il fallait également monter un silencieux.

 

Quant au moteur, les 200 heures de banc d'essai qu'il avait subi en avait fait un ensemble merveilleusement au point, auquel la Direction des Usines de Poissy accordait alors toute son attention. Il était temps, de se mettre en piste pour de bon.


 

Vue de la "Vedette" transformée

 

MONTLHERY

 

L'équipe de record avait été, formée sur le instructions de M. Simille, d'Ampoulié, de Trillaud et de quatre employés des usines Ford connus pour leurs qualités de pilotes : Varet, Bonnerot, Gergaud et Lanique. Elle se mit en piste le samedi 26 juillet à 22 h 45. Le meilleur tour fut accompli à 169,800 de moyenne. Mais plus les heures passaient et plus la volonté des six hommes devait se tendre pour résister " à la fatigue et au mal aux fesses ", précisa Ampoulié. Car le mauvais état de la piste et un siège inconfortable mirent à vif le séant de tous les conducteurs.

 

La mécanique a tenu merveilleusement. Mais les participants se sont aperçus qu'ils auraient peut-être pu augmenter encore leur merveilleuse moyenne si le temps perdu pour changer les roues avait été réduit au minimum, pair l'adoption des solutions utilisée en course dans ce domaine.

 

quoi qu'il en soit, lorsque la ronde folle s'acheva après trois jours et trois nuits de tension, deux records internationaux étaient tombés.

 

Celui des 72 heures avec 9.383,854 km parcourus (soit à 130,331 de moyenne).

 

Et celui des 10.000 km, (couverts en 76 h 32' 15" (soit à 130,654 de moyenne).

 

L'ancien record datait de t937 il était inférieur de plus de 1000 km à celui établi par la VEDETTE spéciale (8.113,155 km par YACCO-spéciale en 1937).

 

Pour montrer que la mécanique disposait encore de larges réserves, le dernier tour de piste fut bouclé à 153 km/h.

 

.Aussi n'est-il pas impossible qu'un tel moteur permette à FORD d'envisager une participation intéressante à certaines grandes épreuves Dans la classe E peu de véhicules pourraient faire mieux.

 

Maurice CAZAUX

 


Vue du dessus du moteur

 

CARACTERISTQUES DE LA VOITURE

 

Nous avons eu la possibilité d'admirer la belle mécanique réalisée par
MM. Simille et Ampoulié, à la Clinique Automobile à Neuilly.

 

 Voici quelques caractéristiques de cette " Vedette " des Records :

 

Châssis : " VEDETTE " intégral.

Suspension : AV et AR " VEDETTE ", mais les ressors ont été remplacés pour modifier la flexibilité.

Boite et embrayage : " VEDETTE ", garniture " FERODO".

Pont arrière : " VEDETTE " standard mais couple conique de 9X34.

Pneumatiques : DUNLOP 600X16 à l’avant, DUNLOP 650X16 à l'arrière.

Moteur : Bloc cylindre " VEDETTE ".

Carter d'huile : contenance 8 litres.

Alésage : 66 ; course : 72,8 au lieu de 78,8.

Puissance : 95 CV à 4800 t/mn.

(un vilebrequin usiné spécialement, a permis une réduction de course de 6 mm dans le but de ramener la cylindrée à 1,995 litres au lieu de 2,158).

Les culasses à soupapes en tête ont été faites spécialement. Chambres d'explosions hémisphériques, donnant un rapport volumétrique de 7,2 et permettant l'emploi d'essence ordinaire.

Soupapes bimétalliques JEUDY.

La carburation est assurée par 4 carburateurs ZENITH IMF inversés simple corps.

Allumage : Distributeur et bobine RB, bougies MARCHAL.

Dynamo et démarreur : PARIS-RHONE.

Accumulateur : AEV 12 volts.

Eclairage : MARCHAL.

Réservoirs d'essence : 2 de 70 litres.

Pompes à essence - GUIOT, avec filtre régulateur de pression GUIOT.

Filtre à huile : FRAM.

Poids du véhicule à vide : 850 kg

La carrosserie tout en aluminium de la voiture est entièrement carénée.

Les roues sont des "ROBERGEL"

Vitesse maximum de la voiture 180 km/h.

Il est. évident que les performances réalisées présente un grand intérêt, et il serait dommage que de tels efforts ne soient pas encouragés.

 

Beaucoup de possesseurs de " VEDETTE " nous écrivent pour demander par quels moyens ils pourraient gagner quelques chevaux.

 

Nous avons l'impression que la transformation du moteur à soupapes latérales en soupapes en tête leur donnerait satisfaction, si un fabricant s'intéressait à la réalisation en série de culasses adaptables.

 

MM. Simille et Ampoulié, ayant brillamment démontré par les records battus que la mécanique de la "VEDETTE", "tenait" parfaitement, il paraît normal d'envisager d'améliorer ses possibilités.

 

Souhaitons que ces deux, techniciens trouvent une firme qui comprenne l'intérêt commercial certain, que les résultats obtenus permettent d'espérer.

 

Roger PONTACQ



Article publié dans l’action automobile 1952

 

DES RECORDS TOMBENT...

 

Une excellente performance vient d'être mise à l'actif de la Ford-Vedette qui a battu sur l'anneau de vitesse de l'autodrome, le record des 72 heures et celui des 10.000 kilomètres. Il s'agit d'une berline spéciale montée sur châssis Ford-Vedette et préparée minutieusement par l'ingénieur Simille, dans l'atelier de Henri Trillaud - ou nous avons pu l'admirer avant son départ - et qui devait être lui-même le chef de file des six pilotes assignés pour la tentative.

 

Le départ fut donné à la Ford-Vedette, le samedi 26 juillet à 22h45, et en suite, cette réputée machine prit sa cadence, tournant dans l'horaire prévu. Les records à battre étaient : celui des 72 heures détenu par une " Yacco Spéciale ", depuis 1937, avec 8.115 km,155 parcourus à 112 km. 580 moyenne. La Ford-Vedette pulvérisait le record en couvrant dans les 72 heures 9.383 km,854 a la moyenne de 130 km,330 (y compris les ravitaillements).

 

Poursuivant sa ronde sur la piste blanche et devant des tribunes désertes, exclusivement pour le progrès technique, la Ford-Vedette se lançait, à l'assaut du record des 10.000 kilomètres (classe E - 1500 cmc. à 2 litres) et réussissait en parcourant cette distance en 76 h. 32' 15", à la moyenne horaire de 130 km, 650 (ancien record détenu par Bruce sur C. Car, en 1937,  à 124 km. 551 de moyenne horaire). Le meilleur tour réalisé par la Ford-Vedette durant la tentative fut accompli à 169 km. 872 et les cinq conducteurs qui se relayèrent avec Trillaud, sont : Varet, Bonnerot, Gergaud, Lanique et Ampoulié.

 

Ci-dessus : L'homme de la Ford s'inquiète de la tension courroie de dynamo.

Ci-contre : les pilotes Bonnerot et Henri Trillaud.

Ce qu'est la Ford-Vedette des records

 

CETTE voiture a un moteur et un châssis qui, par rapport au modèle de série, ne comportent pas de modifications fondamentales.

Toutefois, la puissance a été accrue par l'emploi, notamment, d'une nouvelle culasse, de collecteurs d'admission et d'échappement spéciaux, le tout étant complété par 4 carburateurs Zénith. D'autre part, afin de rentrer dans la classe E (de 1.500 à 2.000 cmc.), la course des cylindres a été raccourcie, ce qui a permis de ramener la cylindrée totale à 1995 cmc. Malgré cette réduction, une puissance de 94 CV a été obtenue à 4.400 tours-m. Enfin les rapports de couple du pont AR et de la boite de vitesses ont été adaptés au circuit de Montlhéry, le châssis a été abaissé de 7 centimètres et la suspension légèrement durcie.

 

Une modification essentielle a été apportée, par contre, à la carrosserie, laquelle a été usinée spécialement par Albert Simille, chef de bureau d'étude à la Ford S. A. F. et ancien recordman de France de planeur. Cette carrosserie, qui s'inspire de l'aviation, est à la fois très aérodynamique et très légère. Avec elle, la voiture, en ordre de marche, ne pèse que 970 kilos.

 

Ajoutons que Marchal équipait la voiture pour les phares et les bougies, que les pneus étaient des Dunlop et les amortisseurs des Alliquant-de Carbon.

 

Cette remarquable réalisation - laquelle, en ce qui concerne la mécanique, est à 80 % Ford S. A. F. - peut être considérée comme le triomphe de la persévérance et de la bonne santé d'une équipe de sportif, parmi lesquels il faut citer : A. Simille, le concepteur ; Henri Trillaud, le réalisateur ; Georges Theolierre, maire du 14eme arrondissement, administrateur ; les pilotes Gergaud, Lanique, Ampoulie. Varet, Bonnerot et Trillaud, et les mécaniciens.

 

C'est donc une réussite qui honore l'industrie française et dont la marque, nous le souhaitons, saura tirer les enseignements utiles dans la mise au point de ses futurs modèles

 

 

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Published by Louis Robin - dans Records
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commentaires

Pascal 06/09/2009 18:59

Merci de cette information.En avez vous une copie ?

Clemens Saame 03/09/2009 11:44

A propos de votre recherche Ford Vedette Record 1952: Peut-etre vous le connaissez - Dans L'Almanach de la Vie de l'Auto 1992 il y a une photo de cette Vedette (de l'avant) sur page 9.