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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 22:01


Dimanche 21 Mai 1978

 

« Quel est le nom de cette côte ? »

 «  Lapize,vous dîtes ? »

 

« Je n’ai plus envie de la connaître ! »

  

 

Lorsque l’on se plonge dans les comptes-rendus sportifs relatant les Bordeaux Paris d’après - guerre, on est souvent frappé par leur morne platitude, et leur inconsistance désabusée, au regard de cette fabuleuse source d’inspiration qu’aurait dû constituer cette course hors du commun :   BORDEAUX – PARIS, alias  « le Derby de la Route » 

 

Cet avachissement narratif, qui culminera dans les années 70-80,  est le produit de ceux que Jacques GODDET avait baptisé un jour dans l’un de ses billets fameux de « suiveurs aux yeux usés ».

 

Ces chroniqueurs moroses, tout comme les coureurs qui n’ont pas eu l’audace (ou le simple bon sens commun) d’affronter l’aventure du « Derby de la Route »,  n’ont pas peu  contribué à la mort par étiolement de cette course incomparable qu’était Bordeaux -Paris.

 

 

C’est pourquoi  je tiens à vous conter par le menu cette édition  1978, qui a vu l’un des plus étonnants champion de son temps, Hermann VAN SPRINGEL,  battre, en l’enceinte glorieuse de notre cher autodrome, le record de victoires détenu jusqu’ici par Bernard Gauthier  « Mr Bordeaux - Paris ».

 

 

Pour cette 75ème édition, le journal organisateur n’a pas hésité à flatter la corde sensible de la nostalgie : « Comme autrefois, une grande journée cycliste à l’autodrome de Linas - Montlhéry à l’occasion de la finale de Bordeaux - Paris » annonce t-il.

 

C‘est vrai qu’en préambule à l’arrivée des héros pédalant, dès sept heures quarante cinq, les coursiers, qu’ils soient Juniors, Féminines, Seniors pourront en découdre sur le circuit de l’autodrome, tandis que de valeureux Audax y achèveront  leur périple.

 

A 15 Francs l’entrée, c’est une honnête assistance, hélas sans commune mesure avec les foules d’antan, qui se presse benoîtement pour assister au final de l’épreuve. Pour rendre le spectacle moins fugitif, les organisateurs ont eu l’idée satanique de faire accomplir quatre tours de circuit aux concurrents, avec la côte Lapize à grimper cinq fois !  

 

Pure folie…. Nous en reparlerons.

 

Pour permettre aux spectateurs qui auraient oublié d’amener leur pique nique de déjeuner sur place, des buffets ont été  disposés tous azimuts : à la tribune, derrière le stand de ravitaillement au sommet de Lapize, et près du Château d’Eau.

 

 

Dans la semaine précédant la course, les Hollandais ZOETEMELK et DEN HERTOG, ainsi que le français DELEPINE, sont venus s’entraîner sur le circuit Linas - Montlhéry.

 

ZOETEMELK, le champion néerlandais,  a eu le courage, à trente deux ans, de se lancer dans l’aventure, et l’on attend beaucoup de sa confrontation avec le favori de l’épreuve, Hermann VAN SPRINGEL, qui lui, l’a déjà remporté à quatre reprises. Il s’agit d’une « première » pour le Hollandais, un des cinq meilleurs coureurs mondiaux d’alors.

 


Il part un peu dans l’inconnu, mais pas seul : il sera accompagné par le robuste Maurice LE GUILLOUX, une « garantie or » pour tromper l’angoisse du néophyte du Derby de la route …

 

Le français Régis DELEPINE, qui a déjà couru l’épreuve en 1974  et 1975 sait bien lui, ce qui l’attend : une impression de  solitude absolue, une envie d’abandonner qui vous saisit tous les dix kilomètres … avec pour seuls compagnons, le ronronnement aigrelet de la moto des heures durant, et son seul courage pour effacer l’interminable ruban de bitume défilant sous ses roues …

 

 

Mais hors champ,  attardons nous un instant sur un évènement qui a plongé trois jours auparavant notre petit univers pédalant dans le désarroi …

 

Le jeudi 18 Mai, en fin d’après-midi, Eddy MERCKX, « le plus grand coureur de tous les temps » a annoncé ses adieux officiels au cyclisme. L’auditorium du Centre International de Presse à BRUXELLES a en ce jour des allures de sépulcre … Une page de l’histoire du cyclisme vient de se tourner … Le cyclisme, après Eddy MERCKX, n’aura plus jamais le même parfum d’épopée et de généreuse vérité.

 

 

Comme il est dur, en ce jeudi lugubre, de reprendre la route, après qu’un tel géant l’ait définitivement quittée …

 

Pourtant,  il faut bien que la saga des cycles continue ... Et pour cela, quoi de mieux, trois jours après la funeste annonce,  qu’une course de légende,  pour dissiper notre spleen post –  merckxien ?

     

A POITIERS, le samedi 20 Juin, en soirée, et selon un rituel bien rôdé, les motocyclettes 100cc KAWASAKI, qui vont être les complices (ou les bourreaux) des  quatorze braves qui se sont inscrits partants pour l’aventure sont contrôlées et mises dans un parc fermé.

  

Nos preux coursiers, eux, sont partis depuis une heure trente du matin du parking du Centre Commercial des Quatre Pavillons à LORMONT, lieu pas très « glamour » en l’occurrence, mais ne chicanons pas.

 

Dans la nuit, ils n’ont pas musardé, puisqu’ils déboulent au lieu – dit à 8h03, avec une demi-heure d’avance sur l’horaire prévu, bien rincés par la pluie qui a accompagné la traditionnelle halte – toilette de RUFFEC.

 

 


Selon un plan savamment ourdi en coulisses par l’équipe Miko - Mercier de Joop ZOETEMELK, c’est Maurice LE GUILLOUX, qui va allumer la mèche, sitôt attrapé le sillage des entraîneurs.

 

Pourquoi ainsi aller provoquer  l’ours dans sa tanière ?

C’est que l’on pense, du côté des Miko – Mercier, l’équipe de Joop ZOETEMELK, perturber par ce moyen, la trajectoire du bon Hermann VAN SPRINGEL, dont la mise en route serait prétendument laborieuse.

 

Et comme il est un bon soldat, LE GUILLOUX  secoue le peloton une bonne douzaine de fois, le convulsant d’assassines accélérations.

 

Mais qui revient à chaque fois, tranquille comme Baptiste, affichant son bon sourire façon FERNANDEL 1938 ? …. Hermann VAN SPRINGEL, flanqué  de son compatriote Rogers ROSIERS, de l’équipe PEUGEOT, un dur à cuire, un boucané, un-à-qui-on-ne-la-fait-pas … 

 
Au kilomètre 337, à AMBOISE, l’élastique que constituait la mince cohorte des rescapés casse. Ne restent plus entre eux que l’épatant Jean-Jacques FUSSIEN, Maurice LE GUILLOUX,  Régis DELEPINE, ZOTEMELK, et les Belges ROSIERS et VAN SPRINGEL.

 

Un rapide examen des physionomies permet de constater  que   ZOETEMELK n’est pas le plus pimpant du groupe, loin de là. La plaisanterie qu’il avait  préparée pour VAN SPRINGEL commence à le faire rire jaune.

 

Et puis, voilà que l’air de rien, notre bon Hermann « visse » en vice, inexorablement, de son coup de pédale insinuant. Le père ZOETEMELK se sent à partir de ce moment comme des écoeurements, et après quinze bornes passées à serrer les dents dans l’attente d’un répit qui ne viendra jamais, il doit, flanqué de son bon Maurice LE GUILLOUX, et de Jean Jacques FUSSIEN,  laisser filer l’ Anversois.

 

 

Au kilomètre 352, DELEPINE, ROSIERS et VAN SPRINGEL restent seuls en tête et taillent résolument la route qui mène à l’autodrome … Les deux premiers ont autant d’espoir sur l’issue des évènements qu’un candidat de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui se présenterait aux élections municipale de NEUILLY.

 

Et au kilomètre 392,  Régis DELEPINE demande à son entraîneur Pierre MORPHYRE de ralentir :  il ne peut plus suivre ce rythme infernal.

 

Dès lors, Roger ROSIERS se fait tout petit derrière l’exécuteur pédalant. «  S’il pouvait seulement m’oublier, ne surtout pas accélérer, et m’emmener comme cela jusqu’à Linas – Montlhéry … » doit il se dire, in petto, derrière son entraîneur VAN DER BROEK .

 

 

Hélas pour lui, à CLERY SAINT ANDRE, sous le coup de midi, au kilomètre 420,

VAN SPRINGEL, sans que rien dans son attitude ne traduise un surcroît d’effort quelconque, comme aspiré par son entraîneur Gaston DEWACHTER  « oublie » littéralement ROSIERS … Il ne s’est même pas rendu compte qu’il a mené ROSIERS à son point de rupture.

 

Il faut dire qu’il en avait assez, Roger, de voir ces deux bielles de chair  et d’os descendre et remonter d’un infernal mouvement mécanique. Ras la casquette enfin du spectacle de ces bornes kilométriques défilant en enfilade, jusqu’à  la nausée …

 

Aussi, lorsqu’il a vu l’équipage qui l’a tant fait souffrir s’éloigner à ses yeux, il n’a pas pu s’empêcher de sourire malgré sa souffrance, en regardant s’éloigner son bourreau lunaire, que ce type là serait bien capable de pousser ainsi, à la même cadence indéréglable, jusqu’à LILLE ou ANVERS, sans que cela lui pèse davantage !

 

Un homme est parti, qui ne sera pas rejoint. Un autre, Joop ZOETEMELK, a abandonné, lui, 10 kilomètres plus loin … Il ne reviendra plus jamais sur la route de BORDEAUX – PARIS.

 

Pendant ce temps, l’impavide Hermann continue à tricoter du 55 X 12 à travers  la BEAUCE, l’index posé sur la cocotte de frein, pour prévenir toute variation de trajectoire intempestive, filant un honnête cinquante cinq à l’heure.   

 

Derrière lui, on souffre … Souffrir, pourtant, ils savent faire, Roger ROSIERS et Régis DELEPINE.  Mais là, il commencent à trouver qu’il y a abus, surdose, même …

 

A force d’obstination et de courage, Yvon BERTIN, lâché pourtant depuis plus de deux cent cinquante kilomètres, et Maurice LE GUILLOUX, monumental en ce jour, réussissent l’exploit de rejoindre  Régis DELEPINE aux portes mêmes de l’autodrome. Peu avant, un orage colossal s’est déclaré, pour ajouter à leur peine.  

 

Il y a un bail quant à lui que  VAN SPRINGEL, après avoir traversé la Vallée de Chevreuse,  a  pénétré dans l’autodrome par les Biscornes.

 

Après un premier passage, au cours duquel il épate l’assistance de son coup de pédale débonnaire,  la « mobylette »  VAN SPRINGEL connaît soudain des ratées.

 

C’est qu’il commence à connaître les affres de la fringale, et dans la première ascension de LAPIZE, il est vraiment chancelant … A  l’amorce du second passage, il s’entretient avec son mécano, Noël VAN TYGHEM, ancien vainqueur de PARIS TOURS. Il lui confie que çà ne tourne plus trop rond pour lui, et lui  demande du sucre, du thé, bref tout pour éviter la  défaillance.

 

Le mécano lui conseille alors : « à l’attaque de LAPIZE,  appelles nous, dis nous que ta chaîne craque et on va te mettre de l’huile sur la chaîne jusqu’en haut de la côte … ».  Et à chaque grimpée de Lapize, le petit manège a repris. Ah, il y en a eu de l’huile versée ! Comme en plus, nos deux compères se sont parlés en flamand, imaginez bien que le commissaire de course dans la voiture suiveuse n’y a entendu que pouic.

 

 

Bien sûr, pour la crédibilité de la chose, on attend quelques dizaines de mètres avant de reprendre le manège, pas toujours au même endroit de la côte. Et notre bon mécano de pousser son coureur de temps en temps aux fesses, tout en jouant de la burette en même temps, jusqu’au sommet  

 

Il faut dire que  55 x 12 pour rouler le long de la LOIRE, çà ne se discute pas … Par contre, 42 x 16 pour monter Lapize, lorsque l’on a plus de 510 kilomètres dans les jambes, dont 350 parcourus à 50 de moyenne, il y aurait à redire  …

 

Si Hermann VAN SPRINGEL n’est pas « flambant » dans ce final, imaginez un peu ce que cela peut donner derrière lui.

 

Eh bien, derrière, justement, on est au bord du naufrage. Roger ROSIERS, cramoisi, s’arrache péniblement à chaque escalade d’une côte Lapize qui fait figure en ce jour de totem d’épouvante.   

 

 

Plus de deux minutes derrière lui, DELEPINE , toute volonté dehors, tente de préserver sa troisième place au prix de douleurs infinies. Plus loin, Yvon BERTIN, qui a craqué dès la première des cinq ascensions, maudit chaque mètre, chaque atome de l’auguste grimpée. Maurice LE GUILLOUX, lui, n’est plus qu’un mort qui pédale. Comment fait il pour aller au bout des cinq chemins de croix qu’on lui impose ? Il ne saura pas lui-même lorsque tout à l’heure il descendra de machine. Saint Eutrope, priez pour eux …

 

 

  

Dans la descente de DANGUILLAUME, les patins ne mordent plus les jantes détrempées et on s’accroche à la moto, s’en remettant à l’efficacité supérieure des freins à disque de la Kawasaki pour éviter la catastrophe … 

 

Hermann VAN SPRINGEL va couper la ligne d’arrivée, frais comme un gardon.  Qui peut croire en l’observant à cet instant qu’il a accompli 601 kilomètres à 41,903 km/h de moyenne ? Et qui pourrait imaginer qu’il est passé une heure durant, sur le circuit routier,  tout près du gouffre ?

 


D’ailleurs, en descendant de machine, il enfonce le clou : « Mon dérailleur s’est bloqué. Dans la côte, j’avais « trop grand ». Comme c’était mon vélo léger, je ne tenais pas à en changer … » …

 

VAN SPRINGEL complète un peu plus tard sa déclaration en annonçant : c’est fini. Au bout de cette saison, j’arrête » .

 

Tu parles, Charles. Tu vannes, Hermann. C’est qu’il va y revenir, notre Anversois, sur les routes de BORDEAUX à PARIS. D’ailleurs, lui et le Derby de la Route ne peuvent se passer l’un de l’autre. L’anversois astique du boyau de sa roue avant le garde boue de ses engins d’entraînement depuis 1967, et il quittera « sa » course sur un dernier succès, en 1981 à trente huit années bien sonnées.

 

Quand Roger ROSIERS arrive à son tour, 8 minutes et deux secondes plus tard, il est moulu, rompu, détruit … Il reste penché un long moment le front appuyé sur sa selle, et demande peu après autour de lui  : « Quel est le nom de cette côte ? » «  Lapize, dîtes vous  ? » « … c’était la première fois que je la grimpais, mais je n’ai plus envie de la connaître … »

 

Les  rescapés de ce chemin de croix arrivent chacun à leur tour, choqués, hébétés, « sonnés » … Régis DELEPINE coupe la ligne  2’28’’ après ROSIERS … VAN SPRINGEL est arrivé depuis plus de dix minutes … Yvon BERTIN en finit avec cette punition trois minutes après … Maurice LE GUILLOUX a encore quatre bonnes minutes quant à lui à souffrir avant d’achever son calvaire …

 

Et puis …

 

Il y près de 40 minutes que l’infernal VAN SPRINGEL est passé lorsqu’  apparaît au public un coureur ensanglanté … Epuisé, il tente autant qu’il peut de conserver le sillage de la moto de son entraîneur … A vrai dire il semble s’y accrocher comme un naufragé agripperait sa bouée …  Il s’appelle Jean Jacques FUSSIEN. 

 

Le coureur de l’équipe FIAT a chuté après 250  kilomètres de course, son boyau avant ayant d’abord éclaté. Plus loin, à 120 kilomètres de l’arrivée, il s’est accroché avec la moto de son entraîneur, et est passé en voltige par-dessus lui, la moto lui retombant dessus.  Le pare-brise de cette dernière s’est alors brisé en des morceaux qui ne se sont pas perdus pour tout le monde.

 

Dans Lapize, dont il vient à bout au prix d’efforts pathétiques, Jean Jacques FUSSIEN se fait panser sans quitter sa bicyclette. Lorsqu’il passe devant les tribunes, il questionne du regard les juges à l’arrivée, l’air d’implorer : « il faut vraiment le faire, ce dernier tour ? ». Pudiquement, comme gêné,  l’un deux fait signe de la tête que « oui ».  Et FUSSIEN repart pour un tour de martyre …

 

 

Epilogue : Deux mois plus tard exactement, le 21 Août 1978, non loin de FONTAINEBLEAU,  Jean-Jacques FUSSIEN percutera une caravane tractée par une voiture qui a stoppé brutalement devant lui, alors qu’il roulait jusque là dans son abri.   Il ne survivra pas à l’accident.

 

Son extraordinaire et presque excessif courage sur le circuit de Linas Montlhéry nous avait touché. L’acharnement du sort sur cette attachante personnalité du peloton nous aura révolté.

  

Ne quittons pas l’autodrome sur cette note de tristesse.  Fermons en les grilles en compagnie d’ Hermann VAN SPRINGEL. Et rappelons nous, pour bien mesurer quel champion est passé un jour à Linas – Montlhéry, les paroles qu’un certain Eddy MERCKX a tenu un jour sur son compte : « Je peux perdre   six équipiers, mais surtout pas Hermann, parce que lui, il peut rouler sans s’écarter pendant cinquante bornes en tête … ».   MERCKX crevait, pas besoin d’être à quatre ou cinq pour le ramener sur le peloton, Hermann suffisait tout seul à la tâche, à une allure de mobylette, le visage impassible …

 

Hermann VAN SPRINGEL, une des plus grosses cylindrées que l’on n’ait jamais vu sur un vélo …

 


Le « Buster KEATON du cyclisme » se prenait pour un petit coureur, il était le seul à ne pas savoir qu’il en était un grand …

 

 

Résultats de la course : 

 

1er Hermann VAN SPRINGEL      BEL      Zeepcentrale Marc Superia

2è Roger ROSIERS                         BEL      Peugeot - Esso        à 8’ 02’’

3è Régis DELEPINE                        FRA    Peugeot - Esso        à 10’ 30’’

4è Yvon BERTIN                             FRA    Renault - Gitane   à 13’ 57’’

5è Maurice LE GUILLOUX            FRA    Miko Mercier           à 18’14’’

6è Jan VAN KATWIJK                  HOL    Zeepcentrale Marc Superia      à 33’39’’

7è Jean Jacques FUSSIEN          FRA    Fiat La France        à 40’16’’

8è Joël GALLOPIN                        FRA    Lejeune BP               à 45’ 04’’

9è Serge BEUCHERIE                    FRA    Fiat La France       à 1h 19’49’’

 

Extrait du livre à paraître sur l'histoire cycliste de l'autodrome de LINAS MONTLHERY

Patrick POLICE

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Published by PATRICK POLICE - FRANCE DERNY & DEMI - FOND - dans Velo
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commentaires

Patrick Police 16/09/2012 20:44


Merci pour ce commentaire !


L'édition 1978 a été la seule disputée sur l'autodrome de Montlhéry : c'est pour cela que je l'ai évoquée dans mon livre, et les journalistes et directeurs sportids ont pas peu contribué à la
mort de cette belle épreuve.


Mais il y a d'autres éditions qui méritent d'être évoquées, et je compte bien le faire un de ces jours, dans mon blog. Dans ce dernier, j'ai raconté le fabuleux Bordeaux-Paris 1934. Je vous le
recommande. A venir bientôt l'édition de 1985


En tous cas, votre commentaire m'a fait bien plaisir

Velos du Mont-Valerien 15/09/2012 21:43


Bravo!


Formidable article, qui me passionne particulièrement car je vient de lire un compte-rendu du Bordeaux-Paris 1979 d'une "morne platitude".


L'édition 79 mérite aussi son article: Van Springel chute et finit troisième, mais surtout, l'arrivée est programmée au milieu du circuit de Fontenay s/s Bois, en plein critérium de village!


Chalmel roule trop vite, il gagne trop tôt, comme un chien dans un jeu de quille au beau milieu de la course de kermesse menée par Bernard Hinault qui vient de coller un tour au peloton!


Les acclamations du public étaient pour quel vainqueur?