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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 22:30



Alexandre Lamblin créateur de l'autodrome à eu plusieurs frères et soeurs,
découvrons la destiné de son frère Luc et les péripéties de la famille Lamblin à l'époque de sa jeunesse.



Luc est Né à Ronchin, département du Nord, en France, le 13 avril 1894,
il a émigré au Manitoba, Canada, en 1910,  
et est engagé volontaire dans la «   Canadian Over-Seas Expéditionary Force » le 4 mai 1916,
il débarque en France le 6 9 1917 et participe aux combats dès le 16 9 1917,
Il trouve la mort au combat dans La Somme, le 10 août 1918.
Il est inhumé au cimetière des Canadiens Français de Vrely dans la Somme.


                                                       Documents rassemblés par Bernard DESCHAMPS

Sources : Archives familiales de : Mme Joseph LAMBLIN , M Michel REY ,M Etienne MAREINE, Mme Yvette Spence,
Archives nationales du Canada à Ottawa ,
Archives du Musée du Royal 22 ème Régiment à Quebec,
Archives départementales du Nord .

Biographie établie d’après des éléments recueillis à la date du 1er mai 2005


Luc Antoine LAMBLIN


Luc Lamblin est né dans cette maison

                                                          Transcription  de son acte de naissance

L'an mil huit cent quatre- vingt quatorze, le treize avril à deux heures du soir, par-devant nous Jules César Fostier, maire officier de l'Etat Civil de la commune de Ronchin, canton de Lille Sud-Est, département du Nord, a comparu LAMBLIN Gustave Jules Théophile Jean-Baptiste âgé de cinquante et un an, rentier, né et domicilié à Ronchin, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin qu'il a déclaré être né de lui en son domicile sis en la commune , route de Douai, aujourd'hui à dix heures du matin et de PAGE Marie-Estelle , sans profession, âgée de trente huit ans, née à Lannoy, domiciliée à Ronchin ,son épouse et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Luc-Antoine. Les dites déclarations et présentation faites en présence de Baudin Arthur, maçon, âgé de trente deux ans et de Lacroix François, rentier, âgé de soixante sept ans, tous deux voisins et domiciliés à Ronchin. Les comparant et témoins ont signé avec moi le présent acte après lecture.
                                                                                                   J.Fostier
                F  Lacroix                                  G.Lamblin                                     A. Baudin

Luc-Antoine avait émigré au Canada en 1910, quatre ans avant la déclaration de la guerre 1914-1918. L’ordre de mobilisation , à l’époque, était donné par les Préfet. Affichage public, notamment. N’ayant pas répondu à l’ordre de mobilisation et pour caus ,il avait été considéré déserteur par l’autorité militaire française. Une mention « porté déserteur » avait été apposée sur son acte de naissance.

A l’issue de la guerre, son frère Gustave a engagé une procédure administrative auprès des autorités afin de réhabiliter Luc. Il n’en demeure pas moins que la mention manuscrite portée sur son acte de naissance, en mairie de Ronchin, n’a été supprimée que plus de 50 ans après.

 

                                                      Luc avec son frère Alexandre

A la naissance de Luc : Marie Estelle a 15 ans, Gustave Alphonse 14 ans, Alexandre 9 ans, Robert 8 ans, Marie-Thérèse 7 ans, Antoine 5 ans.

Son père décède le 2 mars 1904, Luc a alors 10 ans. A la suite de ce décès, débute pour la famille une période au cours de laquelle les difficultés financières vont s’accumuler. La succession sera ouverte mais dit-on jamais terminée. La grande propriété sera vendue en 1907 à Mr Florin .En 1946, la commune de Ronchin, procédera à son acquisition pour en faire le nouvel hôtel de Ville de Ronchin.

En 1905, son frère Gustave épouse Laure PARENT.
En 1908, son frère Alexandre épouse, en première noce, Marguerite-Marie DECAESTEKE. Divorcé, il épouse  le 20 novembre 1924. Blanche Louise HORVELIN.
En 1909, son frère Robert épouse Marie LEMAN, naissance de Jean en 1910, de Pierre en 1911.
En 1912, sa sœur Marie Thérèse épouse Louis MARTIN.
En  1913, sa sœur Marie Estelle épouse, au Canada, William ROLAND de DENUS.

En 1910, à l’âge de 16 ans , il émigre au Manitoba , Canada, avec sa mère , 54 ans, sa soeur Marie Estelle 31 ans, son frère Antoine 24 ans.

Rober , son épouse, ainsi que leurs trois jeunes enfants jean , Pierre et Marcelle, les rejoindront en 1913.

Il s’installe en tant que fermier, à Eriksdale,  contracte un emprunt  pour acheter du matériel agricole et des animaux , ainsi qu’il ressort de l’ajout à son testament établi , le 30 mars 1917, à  Shoreham (Sussex) Angleterre.

Carte du Manitoba,
la famille Lamblin c'est installée à Eriksdale,
Marie Estelle Page est décédée à Notre Dame de Lourdes.



Le 4 mai 1916, Luc s’engage pour servir dans la Canadian over-seas expéditionary force. Il est enrôlé au  233ème bataillon de Winnipeg,  embarque pour la France le 3 mars 1917, débarque en Angleterre le 15 mars , est affecté au 178ème bataillon basé au camp d’entraînement de Shoreham installé dans la plaine de Salisbury. Le 2 septembre 1917, il est versé au  22ème bataillon unité constituée essentiellement de canadiens français. Il foule le sol de sa patrie d’origine le 6 septembre 1917 et rejoint la zone des opérations le 16 septembre1917.

Il est tué au combat le 10 août 1918 sur le front de la Somme. Son corps est inhumé au cimetière des Canadiens Français à Vrely dans la Somme.

Il recevra, à titre posthume, la BRITISH WAR MEDAL et la VICTORY MEDAL.

Son nom est inscrit sur deux monuments commémoratifs à Winnipeg.

 Au camp d’entrainement de Shoreham

Avant de partir au front en France, les troupes canadiennes subissaient, au camp de Shoreham, Sussex, en Angleterre un entraînement intensif en vue des futurs combats.

Le 30 mars 1917, à Shoreham , Luc LAMBLIN  a apporté un complément au testament qu’il avait fait ,sans doute, lors de son incorporation. Cet ajout est ainsi rédigé :


«  Cette ajoute à mon testament ne peut le diminuer ni le changer. En toute équité si ma Mère venait a mourir, je veux qu’après ma propre mort Antoine mon frère hérite en plus de ce que je lui attribue par mon testament de tous les outils ( machineries) mis en mon nom et des animaux. Aux deux conditions suivantes : 1° Il finira de payer  2° Si ma mère me survit il en laissera la jouissance à Mère pour ses besoins personnels et toute sa vie du durante »

Fait en Double

Le 30 Mars 1917 à Shoreham ( Sussex ) England
Luc  Lamblin.

( Transcription littérale  )

Le 22ème  Bataillon Canadien Français participe aux combats de la Grande Guerre 1914 – 1918

Les enfants de notre génération, dans leur jeunesse, ont entendu, raconté par leurs parents, le récit de combats tragiques de la guerre 1914-1918. Pendant quatre ans, la ligne de front s’est maintenue à une vingtaine de Lille qui était occupé par les troupes allemandes.
A l’époque je ne sais si les oncles, tantes et cousins germains de Luc Antoine ignoraient que  celui-ci ,du 16 septembre 1917 au 10 août 1918 ,a participé aux combats meurtriers, d’abord dans le secteur d,Ypres , puis dans la région d’Arras et enfin au Sud d’Albert.
Les précieux documents fournis, très obligeamment, par les archives nationales du Canada à Ottawa ainsi que  le Musée du Royal 22ème Régiment de Québec permettent de cerner le particularisme de cette unité et suivre son parcours sur le théâtre des opérations.
                                                                          - - - - - -- - -   

Le 15 octobre 1914, le gouvernement canadien autorise officiellement la formation d’un bataillon d’infanterie francophone. Le 18,  les districts de Montréal et de Québec se voient chargés de lever les 22ème, 23ème et 24ème bataillons. Deux jours plus tard, on désigne le 22ème bataillon comme celui réservé aux Canadiens Français.
Plus de85% des effectifs du bataillon seront constitués de Québécois francophones. Seulement 5% viennent du milieu agricole. La majorité d’entre eux sont célibataires et catholiques.
Le 13 septembre 1915, le quartier général du corps d’armée canadien s’installe à Bailleul. Le 18 septembre 1915, à Hazebrouck, les hommes entendent le canon tonner au loin, au nord et à l’est de leur position. A partir de Scherpenberg, village flamand, les soldats du 22ème s’engagent par peloton dans les tranchées en vue de relever, aux abords du petit mont de Kemmel, à Vierstraat, l’unité britannique Kings Own Yorkshire Light Infantery.
Les premiers mois sont relativement faciles. Le mois de janvier 1916 marque un tournant. A compter de la mi-mars les trois divisions canadiennes commencent à visiter le secteur de Saint-Eloi , en bordure sud du saillant d’Ypres enfoncé dans le flanc allemand. L’artillerie adverse cause des dizaines de perte entre les 4 et 16 avril.
Entre les 6 et 11 juin, les pertes s’additionnent encore : 13 tués et 9 blessés. Après quelques jours de repos, on remonte remplacer le 8ème bataillon. Cette seule relève, mal menée car les guides du 8ème ne se sont jamais pointés, cause une cinquantaine de pertes au 22ème.
La Somme : Courcelette et la tranchée Régina.

Vers la fin du mois d’août 1916, le 22ème change de zone d opération : il quitte les flandres belges pour aller sur la Somme, participer aux offensives. Le 10 septembre, le bataillon s’installe aux portes d’Albert, non loin des combats. Les 15 et 16 septembre le bataillon participent aux combats violents qui s’achéveront par la prise de Courcelette. Il y eut de nombreux corps à corps à la baïonnette. Les hommes sont soumis à l’artillerie ennemie presque sans cesse. Les pertes sont énormes, plus de 300 tués.

Tremblay qui commande le bataillon écrit ceci : il est impossible de décrire les conditions épouvantables de 8 heures du matin ( le 15 septembre)qui ont existé entre la sucrerie et  le chemin de Courcelette-Matinpuich. L’impression me reste d’un mauvais rêve : les maisons en feu au sud du village, les obus qui tombent par centaines faisant tout sauter, la bataille à la grenade, des charges à la baïonnette,  les morts et le gémissement continuel des blessés. La résistance physique et morale de l’homme est inconcevable. Le 22ème se retire dans une zone de repos, à Rubempré. En général un bataillon se retrouve en première ligne pendant 4 à 6 jours, selon la situation du moment, puis il passe en appui direct pour une durée équivalente. Un peu au nord de Courcelette, sur des kilomètres, les allemands se sont installés dans un système de tranchées, de centres de résistances, d’abris à toute épreuve situés derrière des lignes de barbelés difficiles à franchir. Les canadiens désignent cette position du nom de Régina . Ce sera le prochain objectif du 22ème et du corps d’armée canadien, .le premier octobre, en après midi, le 22ème part à l’assaut. A mi-chemin de l’objectif, le feu ennemi, artillerie, fusils, mitrailleuses, s’abat sur la vague. Sans renforts disponibles et ayant perdu 340 hommes, le 22ème a été un des rares bataillons à se rendre jusqu’à Régina qui ne sera prise que le 11 novembre.. A la fin d’octobre, le corps d’armée canadien est installé à environ trois kilomètres au nord d’Arras.

Vimy. La conquête de cet objectif, dont le point culminant est situé à peu près à 120 mètres au dessus du niveau de la mer, ne changera pas la face de la guerre, mais elle arrachera aux allemands un sommet qui domine la région avoisinante sur des kilomètres. Les canadiens préparent de façon minutieuse leur grand assaut initial de 1917. Ils repèrent 176 des 212 canons allemands. L’ouverture de l’attaque a lieu le 20 mars 1917 par un bombardement des positions allemandes qui s’intensifie jusqu’au 2 avril. A Vimy les canadiens disposent de plus de 1200 canons de divers calibres et ils ont tous les obus nécessaires. Ils ont une pièce d’artillerie tous les 20 mètres. L’offensive débute avant l’aube du dimanche de pâques 9 avril 1917.Entre les 9 et 14 avril, la période totale couvrant l’ensemble des combats de la crête de Vimy, le 22ème a perdu 112 hommes.
La cote 70 près de Lens. Le 15 août 1917, le 22ème  participe à l’assaut de la cote 70 près de Lens, 32 hommes sont tués, 200 sont blessés.

La conquête de  Passchendaele près d’ Ypres

16 septembre 1917, Luc Lamblin  monte au front pour la première fois

Depuis fin juillet 1917, cette région des Flandres, a été l’objet d’attaques sanglantes dirigées contre les Anglais qui ont subi des pertes importantes. A l’automne les troupes britanniques déprimées pataugent dans un champ de boue immonde, alors que les hauteurs sont toujours contrôlées par les allemands. Les canadiens reçoivent l’ordre de retourner dans ce secteur et de reprendre la côte devenue méconnaissable. Les canons s’enfoncent jusqu’aux essieux. Dans la plaine bouleversée, couvertes d’armes inutiles, pourrissent des milliers de cadavres et d’animaux. L’air est putride et les pluies qui s’abattent sur la région confèrent à l’ensemble une atmosphère de cauchemar. Currie informe ses supérieurs que l’opération peut entraîner des pertes s’élevant à 16000 morts.
Les canadiens reprennent donc les minutieux préparatifs qui ont valu les succès enregistrés depuis le début de l’année. Ils construisent des bases capables de supporter des canons, font en sorte que sur les 15 kilomètres de marécage qui séparent Ypres du front,les routes soient carrossables. Le 26 octobre les 3ème et 4ème divisions canadiennes passent à l’attaque et inscrivent une demie victoire qui leur a causé 2500 pertes. Mais Passchendaele  est encore hors de portée. Le 30 octobre une nouvelle progression de 800 mètres est entreprise au coût de 2300 pertes. Il reste 400 mètres à parcourir pour occuper les restes du malheureux village. Le 6 novembre à 6 heures l’objectif est pris. C’est à ce stade que le 22ème est appelé à agir. La zone est sous intense bombardement, d’autant plus que Passchendaele devient un saillant dans la ligne allemande. Après avoir subi  26 pertes le 7dont 7 tués, le 22ème en additionne 49 autres le lendemain dont 14 tués. Vanier écrira des années plus tard : le souvenir le plus poignant est celui de Passchendaele, où nous enfoncions dans la boue jusqu’aux genoux, où les cadavres de chevaux flottaient dans des trous d’obus remplis d’eau. Nos gars avançaient, glissaient dans la boue et se relevaient pour se rendre à la ligne de fe , là où le devoir les appelait. A ce stade, les canadiens avaient accompli l’impossible, tout comme ils l’avaient fait à Vimy, au coût de 16000 pertes dont 3042 tués. Ce site tant convoité par les britanniques allait être abandonné par eux quelques mois plus tard.

LENS , ARRAS , NEUVILLE-VITASSE , MERCATEL , BOISLEU SAINT MARC

Les canadiens,qui après Passchendaele , sont retournés dans le secteur de Lens, ont été très peu touchés par les combats du printemps 1918. La pression allemande est moins forte dans ce secteur. Les combats sont moins meurtriers et ceci jusqu’à fin juin.

AMIENS

Dans la deuxième moitié de juillet 1918, le corps canadien qui est alors en réserve, apprend qu’il sera le fer de lance d’une vaste contre attaque franco-britannique, en avant d’Amiens. Depuis la Somme, mais encore plus après Vimy, les canadiens sont reconnus comme des troupes de choc.
La réussite du plan d’attaque de l’été 1918 est d’en garder le secret. Pour cela on tient à montrer les canadiens dans le secteur de Kemmel, plutôt que dans celui d’Amiens. Deux bataillons et deux postes de secours canadiens sont donc installés devant Kemmel où une incessante circulation de messages divers a lieu et est captée par les allemands. Entre le 30 Juillet et le 4 août, dans le plus grand secret, le reste du corps canadien descend vers le sud. La discrétion est facilitée par une température maussade qui raréfie les sorties aériennes allemandes. En face d’Amiens,  les officiers canadiens chargés d’étudier le terrain trompent les allemands en se coiffant du chapeau caractéristique des soldats australiens. Malgré le bruit causé par la plus grande bataille mécanisée jamais vu jusque-là, rien n’est précisément détecté par l’ennemi, même si certaines unités s’interrogent sur les mouvements qu’elles ont cru percevoir.

Des milliers de chevaux et 604 chars de toutes sortes vont donner à la bataille des allures à la fois modernes et anciennes. Juste avant l’aube du 8 Août, l’attaque alliée commandée par un britannique, s’ouvre par le tir de 2000 canons. En plus des chars, les soldats peuvent s’appuyer sur deux brigades de mitrailleuse motorisées, un bataillon de cyclistes coursiers et une section de mortiers lourds montés sur des camions. Un millier d’avions français et 800avions britanniques sillonnent les airs. Au centre des troupes attaquantes se trouvent les canadiens, dont la progression sert de repère à tous. La troisième Armée française est à leur droite et le corps Australien à leur gauche. A l’extrême gauche, le 3ème corps d’armée britannique est disposé en protection de ce flanc.

L’attaque du 8 août sera assurément un grand succès. En quelques heures les canadiens ont parcouru 13 kilomètres, ont fait plus de 5000 prisonniers à eux seuls (16000 pour tous les alliés)  et pris 161 pièces d’artillerie. Le général allemand Erich Ludendorff  écrira plus tard que ce 8 août fut le jour le plus sombre vécu par l’armée allemande durant les années 14-1918. Le 22ème a passé une nuit tranquille. Le lendemain il se décale vers Caix. Partant de là, il attaquera à partir de 10 heures, Pour prendre le village de Chilly, son objectif ultime. Le  9 Août, l’attaque du 22ème débute vers 11heures trente avec la compagnie A. la B part une demi-heure plus tard ; L’avance est difficile en raison des nids de mitrailleuses, Il y a ni tank , ni artillerie, pour les neutraliser.

Profitant des accidents de terrain très nombreux, les positions ennemies sont infiltrées, forçant les allemands à se rendre ou à évacuer leurs positions. A 14 heures 45, VRELY est pris. La progression vers Méharicourt se poursuit. Le 9 août l’attaque se poursuit contre de grands nids de mitrailleuses entre VRELY et ROSIERES. L’opération réussit , 15 mitrailleuses et 150 prisonniers sont pris. Vers 17 heures, le 22ème avec, à sa droite le 26ème atteint et dépasse MEHARICOURT. En deux jours tout le terrain qu’avaient conquis les allemands au printemps précédent dans ce secteur leur a été enlevé. Le soir le 22ème consolide ses positions et comptent ses pertes : 23 tués et 150 blessés (plusieurs mourront dans les heures et jours suivants) et quatre disparus.

Le 10 Août, le 22ème bataillon est en appui à MEHARICOURT. L’attaque se poursuit avec succès, mais il y a des morts et des blessés. Parmi ces morts, Luc Antoine LAMBLIN, notre grand oncle. Il avait 24 ans.

Le 22ème bataillon  participera encore à deux nombreux combats dans la région d’Arras, de Cambrai, etc…
Le 1er juin 1921, un ordre général confirmait qu’il avait plu à sa majesté le Roi d’accorder le titre royal au 22ème régiment. A compter de juin 1928, il est officiellement désigné Royal 22ème Régiment, appellation qu’il a toujours.

Sources : LE ROYAL 22ème REGIMENT . Auteur : Serge BERNIER , 3ème  trimestre 1999, offert par le Musée du régiment à Québec . Avec tous les remerciements des descendants LAMBLIN  de France.

Carte des principaux lieux où le 22éme Bataillon Canadien Français a livré ses combats les plus acharnés

 

 

                           Cimetière des canadiens Français de Vrely dans la Somme


 
Ci-dessous le monument aux mort de Winnipeg au Canada.


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Published by Bernard DESCHAMPS - dans Témoignages
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commentaires

Douay Frédéric 29/04/2015 10:16

Bonjour , habitant à Vrély même , j'aurais aime savoir si il y avait encore de la famille de Luc Antoine Lamblin ?
Cordialement.

Automobi 30/04/2015 14:07

Je vous envoi un contact par mail.

mercier annick 27/10/2008 17:49

Votre visite en la Mairie de Ronchin, ce 27 Octobre 2008, ainsi que celle de vos proches a été un réel plaisir pour nous.Vous avez éveillé, je n'en doute pas, les souvenirs de famille .De la part de la ville et de notre association historique " La Mémoire de Ronchin", encore un grand merci!

Automobi 02/05/2015 16:22

Titre : Autodrome de Linas - Montlhéry : Le pari fou d’Alexandre Lamblin

Automobi 30/04/2015 13:56

Je vous invite à découvrir le livre que nous avons consacré à Alexandre Lamblin

http://routenostalgie.free.fr/numeros/autodrome_de_linas.htm