Historique des Grand Prix, Prix et coupes de Paris sur l'autodrome
Le (16) août 1927 ont eu lieu les 24 heures de Paris qui partaient le dimanche à 18h00 jusqu'au lundi même heure.
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Article d'époque du Journal Match l'Intran, du 17 août 1927
Les 24 heures de Paris à Montlhéry
Les 24 heures de Paris, nouvelle née des épreuves d'endurances, et réservés aux voitures touristes de 1.400 cmc. à plus de trois litres de cylindrée, ont été disputés de dimanche soir 18 heures
à lundi même heure, à l'autodrome de, Linas-Montlhéry, devant un public plutôt clairsemé.
Il est vrai que le temps n'était pas propice au déplacement des quelques Parisiens restant encore à la Capitale. Et puis, il faut bien l'avouer, cette épreuve
manquait un peu d'intérêt. La plupart des concurrents, hélas, n'étaient pas de classe à passionner le gros public.
Aussi, de bout en bout, l'épreuve fut d'une monotonie sans pareille, corsée pendant toute une nuit par une pluie torrentielle qui ne cessa de tomber qu'à l'aube,
ralentissant encore la marche des concurrents.
Sur les 16 partants, une dizaine bouclèrent les deux tours du cadran. C'est donc dire que les déchets ne furent pas énormes, en comparaison de celui que causent
les 24 heures du Mans. Le règlement, évidemment est un peu plus sévère. La plus petite faute d'un concurrent le disqualifie.
A Montlhéry, les commissaires sont beaucoup plus coulants, fort heureusement d'ailleurs, sans quoi le nombre des arrivants lundi soir aurait été bien
réduit.
Du reste, ce n'était pas la politique de l'autodrome il fallait du spectacle. L'essentiel était de grouper le plus grand nombre
d'arrivants.
Cependant, la personne qui aura payé 30 francs pour assister à une course automobile aura été quelque peu désillusionnée, car au point de vue spectaculaire avouons
que c’était plutôt maigre...
Parlons un peu de l'épreuve. Les péripéties de celle-ci ne furent pas conséquentes et en quelques mots on peut situer la course.
Pendant la première partie, c'est-à-dire pendant la nuit, il y eut un, semblant de lutte, dans chaque catégorie. Les concurrents se passaient et se repassaient,
mais à partir de onze heures du matin, la position dans chaque catégorie devait être prise et ne devait plus changer jusqu'à la fin.
Nous devons signaler la belle course de certains, coureurs. C'est ainsi que l'équipe anglaise Duller-Clément (Bentley), qui avait déjà fourni une si jolie course
au Mans, 'e mois de juin dernier, réédita son exploit et, durant 24 heures, et malgré quelques incidents matériels, la voiture britannique fut en tête, de bout en bout.
Les équipes Doré,Pousse (B.N.C.), Gros-Barthélemy (Fasto), Guibert et Clément (S.C.A.P.) et Mme Violette MorrIs, qui a d'autant plus de mérite qu'elle a presque
toujours piloté, ont droit à toutes les félicitations.
G. Fraichard
MONTLHERY. A gauche, Martin et Morel, les vainqueurs du match des 1.100 cmc. ; à droite, Bentley, gagnant des 24 heures de Paris 1927.
MONTLHERY. - A gauche: Mme Junek, gagnante du handicap dames 50 km., en 25' 55" 4/5; à droite: Avant le départ de l'épreuve, Robert Sénéchal fait aux concurrentes
les dernières recommandations.
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Avant guerre, peu de courses ont, semble t-il, portées le nom de Paris ?

En 1938, le 11 septembre 1938, a lieu la première Coupe Olazur, aussi appelée 12 heures de Paris.
En 1939, le 7 mai 1939, a lieu une autre Coupes de Paris.
Après guerre, la réouverture du circuit routier a lieu le 1er juin 1947. Une inauguration officielle à lieu le 16
février en présence du Général Revers, de M. Eugène Mauve, M. René Le Grain-Eiffel PDG du CTA et Maurice Mestivier président de l'AGACI.

En 1948, le 30 mai, est créé le Grand Prix de Paris, c'est la première grande course sur l'autodrome après sa remise en état. La remise des prix à lieu en grande pompe à la tour Eiffel, à cette
occasion une Simca de course de l'Ecurie Gordini, avait été hissée au premier étage de la tour.

Le 12 septembre 1948, ont lieu à nouveau les 12 heures de Paris.
Les 3 premières éditions du Grand Prix de Paris, 48, 49 et 50 seront remportées par des Talbot. Ce sont des courses de formule
1 de l'époque.
En 1950 au grand prix de Paris une plaque commémorative est inaugurée, elle se trouve sur le côté de la tribune.
Le 23 juillet 1950, ont lieu les 12 heures de Paris.
En 1951 le Grand Prix de Paris, se déplace et est organisé au bois Boulogne, à l'occasion des fêtes organisées pour le
bimillénaire de la capitale. La victoire revient à une Maserati.
En 1952 il revient définitivement sur l'autodrome. Il fait partit des huit grand prix de France de cette année là, en catégorie
formule 2. Il est remporté par une Ferrari.
De 1953 à 1955, reparaît en plus la Coupe de Paris en avril, pour une autre course de voitures de sport et de tourisme.
En 1955 les 14 et 15 mai, ont lieu les 24 heures de Paris (Grand Prix de Paris).
Ce que la presse retiendra de cette course, c'est le très beau départ des
Gordini qui prennent immédiatement la tête et qui la conservent durant 12 heures. C'est alors que leurs suspensions commencent à flancher entraînant l'abandon des voitures. Les ennuis
mécaniques font des ravages parmi les concurrents et Porsche tire son épingle du jeu en finissant aux deux premières places (respectivement les équipes Auguste Veuillet - Gonzague Olivier et
Josef Jeser - Annie Bousquet) à plus de 130 km/h de moyenne. Les deux allemandes sont suivies d'une Maserati, d'une Gordini et de la.. 203 de Cortanze - Dernier qui réussit un exploit
remarquable.
En 1956, le 10 juin, ont lieu les 1000 km de Paris, Grand prix de l'Ile de France.
Les nouveaux stands et leur système de distribution de carburant sont utilisés
pour la première fois pour les "1000 km de Paris", le 10 juin 1956.
Malgré un mauvais départ en 5ème position, Jean Behra remporte donc cette course et s’offre même le record du tour à la moyenne de
164,848 km/h dans son avant-dernier passage.
Son talent marque les esprits et la presse s’en fait largement écho : « la forme transcendante de Jean Behra » (L'Automobile
juillet 1956), « une splendide démonstration de pilotage » (L'Argus du 14 juin 1956), « la virtuosité et l'intelligence d'un Jean Behra en grande forme »
(L'Action Automobile et Touristique juillet 1956).
Pour son coéquipier, Louis Rosier, cette victoire est malheureusement la dernière de sa carrière puisqu'il décèdera le 26 octobre 1956 suite à son accident sur ce même circuit à la Coupe du
Salon.
En 1956 apparaît seulement l'appellation Prix de Paris (ex Coupe) pour une course de voitures de sport et de tourisme.
De 1957 à 1960 le Prix de Paris en mai, correspond à une course de formule 2, et peut être groupée avec d'autres courses le
même jour.
En 1959, le 27 septembre les anciennes coupes d'automne deviennent Coupes de Paris.
En 1960, le 23 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
De 1961 à 1963 le Prix de Paris, correspond à une course de formule junior.
En 1961, le 22 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1962, le 23 septembre ont lieu les Coupes de Paris.
En 1962, le 21 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1964 le Prix de Paris, correspond à une course de formule 3.
En 1964, le 11 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris. Cette course fait partie du championnat du monde des
constructeurs.
De 1965 à 1971, le Prix de Paris vers juin, reprend l'appellation Grand Prix de Paris, pour des courses de formule 3.
En 1966, le 16 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1967, le 10 septembre ont lieu les Coupes de Paris.
En 1967, le 15 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1968, le 13 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1969, le 12 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1970, le 18 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1971, le 17 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
En 1972 est fêté le 25 eme anniversaire du Grand Prix de Paris, par le président Guy Verrier et son équipe, pour lui
redonner plus d'intérêt, y est organisé une des épreuves du Trophée d'Europe des voitures de grand tourisme.
Les 30 avril 1988 et 1er mai 1988 (après quinze ans d'absence) a eu lieu une course de formule 3 à Montlhéry (je n'en
connais pas le nom ?).
Une autre course intitulée 1000 Km de Paris est courue en 1994.
Cette liste n'est pas exhaustive et ne demande qu'à être complétée.
Les courses portant le non d'Ile de France n'ont pas été inclus.
Remerciement à Daniel Bayle et Christian Rouxel pour les images
A François Joly pour son texte de 1972 sur les Grand prix de Paris qui m'a bien aidé.