Texte libre

Ce blog réalisé par l' Association Patrimoine Sportif et Mécanique est dédié à la mémoire de l'autodrome de Linas/Montlhéry et vise à sensibiliser sur l'importance de ce haut lieu du patrimoine automobile mondial. 

Hors de toutes polémique sur son utilisation, nous tentons de mobiliser les personnes et les organisations sensibles à l'importance de la mémoire de ce lieu, pour essayer de mettre en place un lieu de mémoire et d'échange d'information sur son histoire et pour préserver les archives et la mémoire de ce lieu mythique.

Ce blog est ouvert à tous ceux qui veulent contribuer à cette noble cause, nous publions ici toutes les informations qui pourront être en relation avec cet autodrome et les personnages qui y sont liés.

Vous pouvez vous aussi apporter vos témoignages, informations, et documents pour alimenter cette mémoire. Il est important que tous participent, selon leurs possibilités. Les médias peuvent aussi participer avec nous à cette démarche.

Notre équipe garantira la qualité et le respect du contenu de ce site.

Pascal Pannetier 

Pour nous rejoindre :
http://memoireenroute.free.fr/pdf/bulletin_adhesion.pdf

Présentation

Dimanche 30 décembre 2007

Carte-de-voeux-2008.jpg



L'association Patrimoine Sportif et Mécanique, dédiée à la mémoire des lieux, des machines et des hommes qui ont fait la gloire du sport mécanique en France, vous présente ses meilleurs voeux pour 2008.
 
Notre but est de sensibiliser sur l'importance de ces patrimoines, afin d'en assurer la conservation et la promotion. Et comme vous le savez déjà, nous avons axé notre priorité sur l'Autodrome de Linas-Montlhéry.
 
En cette fin d'année 2007, nous avons rencontré M. MOUGIN, Directeur Général de l'UTAC, avec lequel nous avons évoqué différents points tels que : la sauvegarde de l'anneau et de sa mémoire, l'ouverture au public, le classement du site, etc ...
 
  Les réponses apportées par l'UTAC à nos questions

-         L'autodrome reste ouvert pour les manifestations privées (avec invitation ou pré-inscription), ces manifestations doivent être encadrées et avoir une qualité historique ou patrimoniale.
-         L'UTAC entretient le site, piste et structure, afin de préserver le patrimoine tout en restant conscient que cela n'est certainement pas suffisant sur le long terme.
-         L'UTAC commence à préparer les journées du Patrimoine 2008, les 20 et 21 Septembre 2008, et souhaite organiser une "grande journée".
-         Il est en projet la création d'un lieu d'archivage de la mémoire de l'automobile sportive française dans l'enceinte du site.
-         L'UTAC est consciente de la valeur historique du site et souhaite la valorisation de celui-ci, mais reste avant tout une entreprise soumise à la concurrence et la confidentialité.

Notre démarche est très bien reçue, nos propos raisonnables sont très bien accueillis, et nous sommes maintenant soutenus par bon nombre de personnalités pouvant témoigner du bien-fondé de notre association.
 
Il faut garder à l'esprit que l'Autodrome de Linas-Montlhéry est maintenant un lieu industriel propriété de l'UTAC (depuis 1973), société d'homologation des véhicules et des accessoires. Il faut espérer que le classement du site sera possible, les contraintes pouvant être importantes et parfois bloquantes pour une entreprise en activité. Il faut trouver des solutions pour concilier la préservation du site avec les activités de l'UTAC.

Ces progrès vont dans le bon sens. Nous allons continuer d'aider au rapprochement des points de vues, afin que puissent être mises en place des réflexions sérieuses pour la sauvegarde du lieu, son avenir et sa mémoire.

Il est important que l'ensemble des acteurs de l'histoire de l'automobile, de l'architecture et du patrimoine, se mobilisent pour aidez l'UTAC dans cette démarche. 

Projets 2008 :

2008 sera une année placée sous le signe de l'autodrome. 

En juillet et août 2008 la maison du patrimoine de la ville de Monlhéry, consacrera une belle exposition à l'histoire de l'autodrome de Montlhéry, nous collaborons activement avec eux pour que cette exposition soit interressante.

Pour les journées du Patrimoine, les 20 et 21 Septembre 2008, un meeting aura lieu.

Nous en reparlerons dés que tous ceci sera annoncer plus en détail.


Bilan 2007 : 

Nous avons rencontré beaucoup de monde en 2007, pour comprendre et faire connaitre l'importance historique de ce lieu. Et les retour son toujours très positif, il y a un vrai consensus autour de l'intéret pour ce site. 

Le meeting pour les 75 ans de l'autodrome et l'exposition Histoire d'Autodrome, étaient peu médiatisé, mais ont été une grande réussite, avec de nombreux retours presse, dans le monde entier : Auto passion, Rétro passion, LVA, Classic cars (Australie), Route Nostalgie, The Automobile (Angleterre), ...

En voici quelques exemples : 

auto-passion-n22-janv2008-1-L-copie-2.jpg Auto passion n°22 janvier 2008

Presse-australienne-02-L.jpg  Classic Cars Magazine Australien n° 173 décembre 2007 

R--tro-passion-012008-3-L.jpg  Rétro passion  janvier 2008

couvn17-copie-1.jpg Route Nostalgie n°17 octobre 2007

par P. Pannetier publié dans : News communauté : Pour les passionées d'autos
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Samedi 22 décembre 2007


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Livre à découvrir :
"Les Champions des méandres de la Seine"
par Jean-Marie Letailleur

Présentation :

Un siècle de cyclisme au Sud de Paris, c'est une abondance de faits, un foisonnement d'évènements. 

En 100 ans, que de Champions auront gravi cette fameuse côte Lapize sur le mythique autodrome de Montlhéry avant d'en savourer la victoire. Ce haut-lieu de l'automobile situé sur le plateau de Sainte-Europe est sans contexte possible le quartier général des épreuves cycliste de l'Ile-de-France et ceci depuis 1928.

L'ouvrage n'a pas la prétention de retracer toute l'histoire du cyclisme au Sud de Paris en détail, il y faudrait plusieurs volumes, toutefois avec le plus d'investigations possibles, en ayant compulsé un grand nombre d'archives, les lecteurs trouveront brossés, çà et là, des visages connus et inconnus qui, je n'en doute pas, rappelleront des souvenirs bien ancrés dans les mémoires des purs et durs du vélo.
Forcément, des critères ont été retenus pour clarifier le peloton des participants et c'est ainsi que vous y trouverez tous les champions des méandres de la Seine. Ceux qui y sont nés, ceux qui ont porté les couleurs des Clubs de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et des Yvelines. Enfin, ceux qui y résident. Des "Seigneurs" comme Toto Grassin, René Pottier, Henri Lemoine, les frères Guyot, Régis Ovion, Laurent Fignon, côtoient tous ceux à qui il a été possible de rendre hommage, et tant d'autres qui ont révélé une volonté farouche et une énergie sans borne avant d'obtenir un brin de gloire, sans oublier les espoirs aux qualités déjà constatées.

J'ai pris beaucoup de plaisir à rassembler ces documents, à rencontrer ces sportifs aux caractéristiques diversifiées et vous invite à coller au peloton de ces athlètes qui ont fasciné ma jeunesse.

Puisse, cet humble ouvrage, faire connaître davantage les champions qui ont suscité aussi chez vous une gaieté tant redemandée.

PRIX DE VENTE : 30 € 

Pour commander :
Contactez directement l'auteur au : 01 64 99 57 96, le soir après 20h00.
Jean-Marie Letailleur
1 rue du Camard
91720 - Maisse
France

par P. Pannetier publié dans : Velo
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Mercredi 19 décembre 2007
Historique des Grand Prix, Prix et coupes de Paris sur l'autodrome

Le (16) août 1927 ont eu lieu les 24 heures de Paris qui partaient le dimanche à 18h00 jusqu'au lundi même heure.

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Article d'époque du Journal Match l'Intran, du 17 août 1927

Les 24 heures de Paris à Montlhéry  

Les 24 heures de Paris, nouvelle née des épreuves d'endurances, et réservés aux voitures touristes de 1.400 cmc. à plus de trois litres de cylindrée, ont été disputés de dimanche soir 18 heures à lundi même heure, à l'autodrome de, Linas-Montlhéry, devant un public plutôt clairsemé.
 
Il est vrai que le temps n'était pas propice au déplacement des quelques Parisiens restant encore à la Capitale. Et puis, il faut bien l'avouer, cette épreuve manquait un peu d'intérêt. La plupart des concurrents, hélas, n'étaient pas de classe à passionner le gros public.      
 
Aussi, de bout en bout, l'épreuve fut d'une monotonie sans pareille, corsée pendant toute une nuit par une pluie torrentielle qui ne cessa de tomber qu'à l'aube, ralentissant encore la marche des concurrents.
 
Sur les 16 partants, une dizaine bouclèrent les deux tours du cadran. C'est donc dire que les déchets ne furent pas énormes, en comparaison de celui que causent les 24 heures du Mans. Le règlement, évidemment est un peu plus sévère. La plus petite faute d'un concurrent le disqualifie.
 
A Montlhéry, les commissaires sont beaucoup plus coulants, fort heureusement d'ailleurs, sans quoi le nombre des arrivants lundi soir aurait été bien réduit.
 
 Du reste, ce n'était pas la politique de l'autodrome il fallait du spectacle. L'essentiel était de grouper le plus grand nombre d'arrivants.       
 
Cependant, la personne qui aura payé 30 francs pour assister à une course automobile aura été quelque peu désillusionnée, car au point de vue spectaculaire avouons que c’était plutôt maigre...
 
Parlons un peu de l'épreuve. Les péripéties de celle-ci ne furent pas conséquentes et en quelques mots on peut situer la course.
 
Pendant la première partie, c'est-à-dire pendant la nuit, il y eut un, semblant de lutte, dans chaque catégorie. Les concurrents se passaient et se repassaient, mais à partir de onze heures du matin, la position dans chaque catégorie devait être prise et ne devait plus changer jusqu'à la fin.
 
Nous devons signaler la belle course de certains, coureurs. C'est ainsi que l'équipe anglaise Duller-Clément (Bentley), qui avait déjà fourni une si jolie course au Mans, 'e mois de juin dernier, réédita son exploit et, durant 24 heures, et malgré quelques incidents matériels, la voiture britannique fut en tête, de bout en bout.
           
Les équipes Doré,Pousse (B.N.C.), Gros-Barthélemy (Fasto), Guibert et Clément (S.C.A.P.) et Mme Violette MorrIs, qui a d'autant plus de mérite qu'elle a presque toujours piloté, ont droit à toutes les félicitations.
 
G. Fraichard                           

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MONTLHERY. A gauche, Martin et Morel, les vainqueurs du match des 1.100 cmc. ; à droite, Bentley, gagnant des 24 heures de Paris 1927.
 
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MONTLHERY. - A gauche: Mme Junek, gagnante du handicap dames 50 km., en 25' 55" 4/5; à droite: Avant le départ de l'épreuve, Robert Sénéchal fait aux concurrentes les dernières recommandations.
 
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Avant guerre, peu de courses ont, semble t-il, portées le nom de Paris ?
 

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En 1938, le 11 septembre 1938, a lieu la première Coupe Olazur, aussi appelée 12 heures de Paris.
 
En 1939, le 7 mai 1939, a lieu une autre Coupes de Paris.
 
Après guerre, la réouverture du circuit routier a lieu le 1er juin 1947. Une inauguration officielle à lieu le 16 février en présence du Général Revers, de M. Eugène Mauve, M. René Le Grain-Eiffel PDG du CTA et Maurice Mestivier président de l'AGACI.
 
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En 1948, le 30 mai, est créé le Grand Prix de Paris, c'est la première grande course sur l'autodrome après sa remise en état. La remise des prix à lieu en grande pompe à la tour Eiffel, à cette occasion une Simca de course de l'Ecurie Gordini, avait été hissée au premier étage de la tour.

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Le 12 septembre 1948, ont lieu à nouveau les 12 heures de Paris.
 
Les 3 premières éditions du Grand Prix de Paris, 48, 49 et 50 seront remportées par des Talbot. Ce sont des courses de formule 1 de l'époque. 
 
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En 1950 au grand prix de Paris une plaque commémorative est inaugurée, elle se trouve sur le côté de la tribune.

Le 23 juillet 1950, ont lieu les 12 heures de Paris.
 
En 1951 le Grand Prix de Paris, se déplace et est organisé au bois Boulogne, à l'occasion des fêtes organisées pour le bimillénaire de la capitale. La victoire revient à une Maserati.
 
En 1952 il revient définitivement sur l'autodrome. Il fait partit des huit grand prix de France de cette année là, en catégorie formule 2. Il est remporté par une Ferrari.
 
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De 1953 à 1955, reparaît en plus la Coupe de Paris en avril, pour une autre course de voitures de sport et de tourisme.

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En 1955 les 14 et 15 mai, ont lieu les 24 heures de Paris (Grand Prix de Paris).

Ce que la presse retiendra de cette course, c'est le très beau départ des Gordini qui prennent immédiatement la tête et qui la conservent durant 12 heures. C'est alors que leurs suspensions commencent à flancher entraînant l'abandon des voitures. Les ennuis mécaniques font des ravages parmi les concurrents et Porsche tire son épingle du jeu en finissant aux deux premières places (respectivement les équipes Auguste Veuillet - Gonzague Olivier et Josef Jeser - Annie Bousquet) à plus de 130 km/h de moyenne. Les deux allemandes sont suivies d'une Maserati, d'une Gordini et de la.. 203 de Cortanze - Dernier qui réussit un exploit remarquable.
 
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En 1956, le 10 juin, ont lieu les 1000 km de Paris, Grand prix de l'Ile de France.
Les nouveaux stands et leur système de distribution de carburant sont utilisés pour la première fois pour les "1000 km de Paris", le 10 juin 1956.

Malgré un mauvais départ en 5ème position, Jean Behra remporte donc cette course et s’offre même le record du tour à la moyenne de 164,848 km/h dans son avant-dernier passage.
Son talent marque les esprits et la presse s’en fait largement écho : « la forme transcendante de Jean Behra » (L'Automobile juillet 1956), « une splendide démonstration de pilotage » (L'Argus du 14 juin 1956), « la virtuosité et l'intelligence d'un Jean Behra en grande forme » (L'Action Automobile et Touristique juillet 1956).
Pour son coéquipier, Louis Rosier, cette victoire est malheureusement la dernière de sa carrière puisqu'il décèdera le 26 octobre 1956 suite à son accident sur ce même circuit à la Coupe du Salon.
 
 
En 1956 apparaît seulement l'appellation Prix de Paris (ex Coupe) pour une course de voitures de sport et de tourisme.
 
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De 1957 à 1960 le Prix de Paris en mai, correspond à une course de formule 2, et peut être groupée avec d'autres courses le même jour.
 
En 1959, le 27 septembre les anciennes coupes d'automne deviennent Coupes de Paris.
 
En 1960, le 23 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
De 1961 à 1963 le Prix de Paris, correspond à une course de formule junior.
 
En 1961, le 22 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1962, le 23 septembre ont lieu les Coupes de Paris.
 
En 1962, le 21 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1964 le Prix de Paris, correspond à une course de formule 3.
 
En 1964, le 11 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris. Cette course fait partie du championnat du monde des constructeurs.
 
De 1965 à 1971, le Prix de Paris vers juin, reprend l'appellation Grand Prix de Paris, pour des courses de formule 3.
 
En 1966, le 16 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1967, le 10 septembre ont lieu les Coupes de Paris.
 
En 1967, le 15 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1968, le 13 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.

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En 1969, le 12 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1970, le 18 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1971, le 17 octobre, ont lieu les 1000 km de Paris.
 
En 1972 est fêté le 25 eme anniversaire du Grand Prix de Paris, par le président Guy Verrier et son équipe, pour lui redonner plus d'intérêt, y est organisé une des épreuves du Trophée d'Europe des voitures de grand tourisme.
 
Les 30 avril 1988 et 1er mai 1988 (après quinze ans d'absence) a eu lieu une course de formule 3 à Montlhéry (je n'en connais pas le nom ?).
 
Une autre course intitulée 1000 Km de Paris est courue en 1994.
 
Cette liste n'est pas exhaustive et ne demande qu'à être complétée.
Les courses portant le non d'Ile de France n'ont pas été inclus.

Remerciement à Daniel Bayle et Christian Rouxel pour les images
A François Joly pour son texte de 1972 sur les Grand prix de Paris qui m'a bien aidé.
par P. Pannetier publié dans : courses communauté : Pour les passionées d'autos
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Dimanche 9 décembre 2007
 
La déformation sur les photos de véhicules en mouvement.
 
Tr--s-sport-1-08-1925-009.jpgLa déformation sur les images de voitures de records, vient de ce qu'à l'époque les rideaux d'obturation utilisés dans les appareils photo étaient en toile peu résistante et qu'il n'était pas possible de leur donner une vitesse suffisante pour figer le mouvement. La feinte consistait donc à ne faire défiler qu'une petite fente ouverte de haut en bas devant la surface sensible. L'image était figée trait par trait mais pour les sujets se déplaçant perpendiculairement à l'axe optique entre le premier trait saisi et le dernier l'objet (rapide) s'était déplacé, ceci formant une anamorphose du sujet (qu'il serait possible de rétablir avec un outil numérique).
 
A l'époque certain appelait cela une déformation piriforme (en forme de poire), ce qui n'est pas très juste, on assiste plutôt à une ovalisation. 
    
 



Tr--s-Sport-n--31-1er-novembre-1927-couv.jpg

Le rideau défilait de haut en bas mais comme l'image sur la plaque sensible est inversée, c'est bien le haut qui était photographié en dernier et qui avait donc "avancé" par rapport au bas. On ne pourrait plus refaire ce genre de déformation sur les appareils modernes à rideaux car les mécanismes hyper rapides de ces derniers autorisent une ouverture et une fermeture quasi instantanée de chaque moitié des rideaux.
 
Deux versions de cet obturateur pouvaient être mises en oeuvre, suivant que le défilement se faisait sur la longueur ou bien selon la largeur du film. Il fut aussi possible de remplacer le tissu opaque par des feuilles métalliques, plus légères et plus solides, et donc pouvant se mouvoir plus vite.D'autres appareils sont à obturateur central situé dans l'objectif qui ouvre et ferment la scène en totalité (mais sont moins rapides).  
   
Photo-Meurice-Voiture-Voisin-Record-du-monde-des-5000-milles-ici----200-kmh-300-dpi.jpg 
Au début du siècle le rideau (avec sa petite fente) atteignait des vitesses d'obturation jusque 1/2000 de seconde (sans la fente il aurait plafonné à 1/100 ou 1/200 je pense ?) alors que les obturateurs centraux plafonnaient à 1/300, voire moins.
 
Aujourd'hui les obturateurs centraux plafonnent généralement à 1/500 alors que les obturateurs à rideaux (titane ou carbone comme sur mon Nikon F6) montent à 1/8000 et plus pour les appareils spéciaux ! 
   
  

Miroir-des-sports-13-08-1929-Dos2-bas.jpg

Les dessinateurs de l'époque ressentant l'impression de vitesse sur ces photos s'en sont inspirés pour
 
     
Plus d'infos :
 
lartigue-d--formation-copie-1.jpgLa célèbre photo "Grand Prix" de Jacques-Henri Lartigue réalisée au Grand Prix de l’Automobile-Club de France en 1912. Jacques-Henri Lartigue, surpris par la vitesse de cette voiture, la suit de son viseur et déclenche. Lors du développement, il constate que tout est bougé, déformé et que la voiture est mal cadrée. Il met la photo au rebut.
 
La vitesse est un phénomène nouveau, ces effets intriguent. Dans les années 1920, des photographies avec ces déformations, commencent à paraître régulièrement dans les magazines, avant elles étaient rejetées comme ratées. En l’espace de quelques années, ces images sont donc passées du statut d’insuccès à celui de réussite. Et deviennent mêmes très recherchées. la montrer et ce principe a été universellement adopté en dessin puisqu'en B.D. on retrouve souvent le haut d'un sujet qui va vite en avant du bas. Certains dessinateurs fond subir une déformation semblable au véhicule. 

Dans les années 50, Lartigue sort sa photo des oubliettes et c'est un énorme succès et sa photo devient une des meilleures photos du siècle.

ACF-1913-Croquet-sur-TH-SCHNEIDER.jpg
ACF 1913 Croquet sur TH SCHNEIDER, la même que sur la célèbre photo de Lartigue.


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René Thomas le 6 juillet 1924 sur la ligne droite d'Arpajon.

ACF-1914-Lautenschlager-sur-MB.jpg ACF 1914 Lautenschlager sur MB

ACF-1914-Pietro-sur-ALDA.jpg ACF 1914 Pietro sur ALDA

Nazzaro-at-full-speed.jpg Nazzaro GP ACF DIEPPE 1907

Szisz-at-full-speed.jpg Szisz GP ACF DIEPPE 1907




Ces dernières Photos proviennent de la collection de Marc Douezzy.

par Jacques Sandillon publié dans : Histoire communauté : Pour les passionées d'autos
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Dimanche 2 décembre 2007
Match l'Intran 22 septembre 1931
 
SUR LA PISTE ROUTIERE DE MONTLHERY
 
Les championnats de France motocyclisme
 
Les championnats de France motocyclistes se sont disputés dimanche après-midi à l'autodrome de Montlhéry, organisés par l'Union Motocycliste de France. Ce fut une belle épreuve qui ne cessa, du début à la fin, d'intéresser le public.
 
Pour la firme dijonnaise, ce fut non seulement un succès, mais un triomphe. Sur les six championnats qui ont été attribués, Terrot s'en octroie trois : Gillot en 500 cmc ; Boetsch, en 350 cmc ; et Coulon, l'éternel champion de la 250 cmc. Mais ce ne fut pas sans mal, car dans chaque catégorie la bataille fut serrée.
 
En 175 cmc, Meunier eut en Pavert un adversaire de taille ; en 250 cmc, Coulon fut sans doute le concurrent le moins inquiété. Pilotant une motocyclette nettement plus rapide que ses rivaux, il prit de l'avance dès les premiers tours et termina sans autre histoire. Fernand Fraichard son co-équipier, ne put enlever que la seconde place après avoir livré à Joly et Sourdot - qui tous deux durent abandonner avant la fin - une belle résistance.
 
Boetsch, en 350 cmc, a bien failli avoir chaud. Alors qu'il était en tête, il dut s'arrêter quelques minutes et ce n'est qu'au 70e kilomètre qu'il reprit, la première place, de sa catégorie. Là encore, les concurrents qui terminèrent derrière le champion niçois ne sont pas, diminués. Mais peuvent-ils être tous champions de France ?
 
Le plus malchanceux de la journée est bien le « rapide » Dechaisieux. Longtemps il fut en tête de toute la caravane. Sa moyenne, jusqu'aux 50 km, ne fit qu'augmenter. Elle fut supérieure à 106 km. Mais comme son ombre Gillot le suivait, et ce qui devait arriver arriva. Peu de kilomètres avant la fin, Gillot passa Dehaisieux dont la machine semblait alors avoir une défaillance.
 
Gillot est l'homme qui m'a le plus étonné. Je le connaissais excellent coureur de tourisme, un peu « cherreur », mais il a prouvé dimanche qu'il savait, au besoin, mené une puissante et rapide moto à la victoire.
 
Un autre malchanceux : Lemoine. Pour ses débuts chez Rœlhel Escoffier, il ne fut pas favorisé. Cinq minutes avant le départ, il cassait son frein à pied; après deux tours effectués rapidement, Lemoine - alias Monneret - devait s'arrêter à son stand de ravitaillement. Il repartit, puis s'arrêta de nouveau et, courageusement, s'élança à la poursuite des fugitifs, Mais il était trop tard, il ne pouvait plus rien espérer et abandonna.
 
En cyclecars, Chéret et Binoche furent les deux lauréats, cependant que Marcel Dhôme, pour n'avoir pas réalisé une moyenne supérieure à celle de la catégorie inférieure, a été déclassé.
 
Le déchet n'a pas été très important et ceci confirme que, lorsque les constructeurs français s'en donnent la peine, nous pouvons figurer honnêtement dans n'importe quelle compétition internationale.
 
Jadis, on laissait, entière liberté aux concurrents quant au choix des pièces mécaniques. C'était le triomphe des moteurs anglais. Aujourd'hui, il n'en est plus de même. Toutes les machines doivent être construites avec du matériel essentiellement français. De même, on ne permet plus aux concurrents le choix du carburant. Les commissaires sportifs, avant le départ, leur distribuent, avec parcimonie d'ailleurs, un mélange essence benzol, et pourtant ... avec un moteur - de 500 cmc, n'atteint-on pas une vitesse de 100 km à l'heure ?
 
On critique suffisamment l'Union Motocycliste de France pour ne pas, quand elle le mérite, la féliciter sans réserve.
 
Georges Fraichard
 
 
Les classements
 
Sont champions de France pour 1931 :
 
Motos 500 cmc : Gillot.
Gillot a effectué les 150 kilomètres en 1 heure 24 mn 2 s 4/5, soit à la moyenne de 107 km 083.
 
Motos 350 cmc : Boetsch.
Boetsch a effectué les 140 kilomètres en 1 heure 22 mn 25 s 2/5, soit à la moyenne de 92 km 960.
 
Motos 250 cmc : Meunier.
Meunier a effectué les 100 kilomètres en 1 heure 16 mn 23 s, soit à la moyenne de 78 km 561.
 
Cyclecars 750 cmc : Pinoche.
Pinoche a effectué les 130 kilomètres en 1 heure 25 mn 53 s 1/5, soit à la moyenne de 81 km 346.
 
Cyclecars 500 cmc : Chéret.
Chéret a effectué les 100 kilomètres en 1 heure 15 mn 31 s 2/5, soit à la moyenne de 79 km 445.
 
par P. Pannetier publié dans : Moto
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